Je ne sais pas si les concepteurs de l’Internet et des réseaux sociaux souvent issus des campus contestataires californiens des années 1960 et 1970 s’étaient bien rendu compte de l’ampleur que prendraient leurs inventions. Attachés à la liberté, à la transparence, à l’universalité de leurs systèmes, ils refusaient tout ce qui pouvait entraver la libre circulation de l’information. Les systèmes devaient être ouverts. Cette vision utopique du cyberespace, qui repose sur le partage, la gratuité, le refus de toute autorité, atteint peut être ses limites.

Avec 1,4 milliard d’internautes, soit près d’un quart de la population mondiale, le cyberespace apparaît de moins en moins contrôlable. De nouvelles formes de criminalité se développent dans le cyberespace. Depuis quelques jours, le phénomène prend une nouvelle dimension avec les piratages informatiques de grande ampleur dont les Russes se rendraient coupables. S’agit-il, comme le pensent un certain nombre de spécialistes, d’une nouvelle doctrine militaire russe qui auraient ainsi conceptualisé des réponses militaires asymétriques faute de pouvoir concurrencer les Américains dans le domaine militaro-industriel.

Il y a un an, sous le titre : « Humour 2.0 », j’écrivais que « des scientifiques s’interrogeaient sur la dépendance à internet et aux réseaux sociaux, notamment chez les adolescents. Passer en effet quatre heures chaque jour, en moyenne, sur Internet et Facebook, c’est évidemment beaucoup trop dans la vie d’un jeune. Facebook, avec ses 400 millions « d’amis » est le type même du réseau social qui peut provoquer une « conduite addictive ». Une étude récente révèle que 68 % des utilisateurs se rendent sur le site au moins une fois par jour et y passe en moyenne 52 minutes par jour. »

Facebook, par exemple, a su se rendre incontournable. Chaque internaute peut créer son profil limité à un réseau d’amis qu’il a accepté et avec lequel il peut communiquer très rapidement et très efficacement. Il faut simplement bien choisir ses amis. C’est assez simple et agréable de pouvoir être, en temps réel, en communication avec des amis pour partager des informations, des photos, des émotions, des réflexions.

Parmi les informations, il y a souvent des caricatures. Toutes ne déclenchent pas un fou rire. C’est une question de tournure d’esprit. Il y en a pour tous les goûts.

En cette période assez morose, certaines caricatures ou photos, en 2016, m’ont réellement amusé. L’idée m’est donc venue d’en mettre en ligne quelques-unes sur ce blog parfois jugé un peu pessimiste par les lecteurs. Avoir envie de partager ce que nous faisons est une des caractéristiques des réseaux sociaux qui créent incontestablement un nouveau mode de vie.

Vivre l’instant présent, un « moment Facebook », c’est exister. Quitte à se noyer sous la masse et le flux permanent des informations, autant en rire…

 

Une réponse à Humour 2.0

  • Bonjour Michel,

    Je suis tombé par hasard sur ton blog dans lequel j’ai trouvé des dizaines d’informations ou réflexions passionnantes, ainsi que des souvenirs émouvants. En revanche, je voulais te signaler une erreur dans ton évocation de la rue Albéric Magnard.
    En effet, Georgette Deutsch de la Meurthe est née Deutsche de la Meurthe. Son Père était Henri Deutsche (l’homme qui a créé l’Aéro Club) et son Oncle était Emile frère de Henri.Le deux frères ont commencé leur activité de distribution pétrolière à la fin du XIX ème sous la marque « Les fils d’Alexandre Deutsch ». Chacun des deux frères a eu 4 filles et Georgette était la cadette chez Henri et la plus jeune des 8. Elle a épousé Gaston Gradis après la guerre de 14 et s’est installée rue Albéric Magnard dans une maison qui avait été construite avant la guerre et qui émanait d’un lorissement de 1903, dans lequel restaient invendus 2 lots de terrains situés en face. Ils ont acheté le tout pour 20 000 francs et nous l’avons racheté 70 plus tard 192 000 000 F, c’est à dire que, compte tenu de la modification du franc en 1958, nous l’avons acheté 1 000 000 de fois plus cher… Elle a eu 3 enfants avec Gaston Gradis: Henri gradis, Lysiane Gradis devenue Baronne Oberkampf par son mariage et Arlette Gradis qui a épousé le Docteur Borenstein. Georgette Gradis a repris son nom de jeune fille pour redevenir Georgette Deutsch de la Meurthe lors de son divorce. Elle restée rue Alberic Magnard jusqu’à la guerre avec ses enfants. Elle s’est réfugiée avec ses trois enfants dans le sud marocain pendant la guerre et n’a jamais voulu habiter de nouveau sa maison après la guerre, car elle avait été occupée par des officiers nazis.Elle s’est alors installée rue Marietta Martin ( rue dont elle possédait l’ensemble des immeubles soit 10 ou 12 ), comme elle possédait 5 ou 6 immeubles rue Galilée et l’intégralité du pâté inscrit entre le quai Branly, l’avenue de Suffren, le champ de mars et la rue Octave Gréard. Ce dernier ensemble a été bâti par son Père, Henri Deustch avant la guerre de 14 en tant qu’immeuble de rapport et la légende veut qu’il ne l’ait jamais visité, ni même vu, car c’était un endroit « où on n’allait pas », tellement il était mal famé. Elle a fini ses jours en 1987 dans une maison de retraite tenue par des bonnes soeurs rue Boissière.
    Son ex mari Gaston Gradis a épousé une fille Koechlin-Schwartz avec qui il s’est installé dans le sublime hôtel particulier qui est au bout à gauche de l’avenue Van Dyck et qui fait l’angle avec le Parc Monceau. Il y a vécu jusqu’à sa mort en 1968.
    Amitiés.
    Michel Geoffroy.

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