Je poursuis le récit de ces « cent jours » racontés, au jour le jour, par le journal Le Monde, avec pour seul but de mieux comprendre la montée du péril, l’environnement dans lequel les événements se sont déroulés et les difficultés que tous les gouvernements, sans exceptions, ont rencontrées. Tous ont, et sont toujours, critiqués pour leur manque d’anticipation.

Pour comprendre, avec un sens critique, mais sans déformer la réalité, il faut remonter le temps et ne juger que les faits. C’est le devoir du journaliste qui l’oublie trop souvent, notamment dans la période actuelle où la mémoire est courte et la tentation de hurler avec les loups, assez indécente, pour ne pas dire très triste. J’entends souvent, ces jours-ci, dire qu’après, il faudra rendre des comptes. C’est valable pour tout le monde ! Il y aura beaucoup de monde à la barre, tant il y aura eu d’erreurs dites et commises ; des erreurs aussi exceptionnelles que l’est cette pandémie dans un monde qui y était sans doute peu préparé.

2019-nCoV

Voici, donc, ce que l’on peut trouver en consultant les archives du journal Le Monde dont le sérieux, sinon l’objectivité, est mondialement reconnu. C’est un vieux et fidèle lecteur qui le dit. J’ai commencé à lire Le Monde, auquel mon père était abonné, en 1954, quand Pierre Mendès-France a été nommé président du Conseil. Je l’ai lu chaque jour, sauf pendant mon service militaire, à cause de la censure instaurée pendant la guerre d’Algérie.

C’est à partir du 28 janvier, que, chaque jour, le journal consacre un ou plusieurs papiers à l’épidémie.

28 janvier. Sous le titre : «  Coronavirus en Chine : 4 questions pour en comprendre l’origine et la dangerosité », le lecteur apprend que « l’épidémie du 2019-nCov (pour nouveau coronavirus 2019), qui a éclaté en Chine depuis la mi-décembre, a déjà causé au moins 107 morts, et est entrée dans une « phase plus grave et plus complexe », selon Ma Xiaowei, le ministre chinois de la santé.

Pour la première fois, le journal, sous la signature de Julien Bouissou, évoque les « craintes de voir l’économie mondiale s’enrayer ». Dans son article, le journaliste s’interroge sur « le ralentissement en Asie, qui génère près des deux tiers de la croissance du PIB mondial, qui pourrait avoir des conséquences sur les grandes entreprises du monde entier. Les principales places financières mondiales ont clôturé en baisse, lundi 27 janvier (…) La perspective d’une contraction de l’activité chinoise a également fait chuter les cours du pétrole qui ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis fin octobre (…) Dans ce climat d’incertitude, la confiance joue un rôle-clé pour éviter que l’affolement ne gagne les marchés financiers.

Le papier de Frédéric Lemaître est consacré à «  Pékin, ville morte, se mure dans la peur. » Le correspondant du journal rapporte que « les Chinois voient désormais l’autre comme une menace. A la périphérie de Pékin, là où la capitale commence à prendre des allures de village, il arrive que des habitants obligent les étrangers à faire demi-tour. » Pékin a peur. « Devoir se rendre à l’hôpital, telle est l’angoisse des Pékinois, et sans doute d’une bonne partie des Chinois, dans ce pays où il n’y a pas de médecin de famille ni de cabinet médial privé. »

Le journal pose la question : « La quarantaine est-elle une mesure efficace pour éviter la propagation ? », au moment où débute « la plus grande opération de quarantaine collective jamais mise en place, avec plus de 40 millions d’habitants concernés. Une mesure de confinement héritée d’une longue tradition de gestion du risque sanitaire, mais dont l’efficacité fait largement débat. »

Le journal, dans sa rubrique « Les Décodeurs », évoque les rumeurs qui se propagent sous le titre : « Il n’est pas prouvé que le coronavirus provienne des serpents ou de la soupe de chauve-souris. » « Les théories relayées sur l’épidémie apparue en Chine sont à prendre avec prudence, sa provenance exacte demeurant encore officiellement incertaine. »

Le même jour, lors d’un tchat, Frédéric Lemaître, correspondant du Monde à Pékin, et Paul Benkimoun, journaliste au service sciences, spécialiste des sujets de santé, ont répondu aux questions des internautes du Monde.fr. Les questions portaient surtout sur l’ampleur du nombre de personnes contaminées et le nombre de morts, l’attitude et la transparence du régime chinois, l’impact économique que cette épidémie pourrait avoir et les chances de disposer rapidement d’un vaccin.

Ce jour-là, en Gironde, on disait qu’« on a plus de risques de mourir de la grippe saisonnière ». C’était le titre du papier de Claire Mayer.

29 janvier 2020

Sous le titre : « Coronavirus : comment la Chine a fait pression sur l’OMS », Paul Benkimoun raconte comment, «  après des débats agités, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affiché ses divisions et n’a pas proclamé une urgence de santé publique de portée internationale à propos de l’épidémie due au 2019-nCoV. Les considérations politiques semblent l’avoir emporté sur les arguments scientifiques, la Chine s’étant plus que fermement opposée à une telle déclaration (…) Selon les informations que Le Monde a pu recueillir auprès de plusieurs sources de nationalités différentes, la décision de l’OMS résulte d’une opposition catégorique de la part de la Chine et de ses alliés, qui ont fait pression sur les membres du comité et la direction de l’organisation. »

Ironie de l’histoire, ce jour-là, Le Monde titrait : « LVMH bat un nouveau record et franchit la barre des 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires », avec la restitution suivante : « Pas de panique ! », a déclaré Bernard Arnault, lors de la présentation des résultats du groupe LVMH, mardi 28 janvier. Alors que l’épidémie de coronavirus plonge la Chine et son 1,4 milliard d’habitants dans l’angoisse, le PDG du groupe LVMH entend « analyser calmement la situation », en rappelant combien ce « virus est moins agressif que le syndrome respiratoire aigu sévère [SRAS] » de 2003, avant de vanter les mesures de restriction prises par Pékin depuis le 24 janvier. « Le pic de cette épidémie devrait être atteint dans les semaines qui viennent. Et elle serait résorbée, en partie, fin mars, nous dit-on », a ajouté M. Arnault, en estimant ne « pas [pouvoir] répondre » à la question de l’incidence de cette maladie infectieuse sur « ses affaires ».

Dans le même numéro, Marie Holzman, traductrice, auteur de nombreux ouvrages sur la Chine contemporaine, présidente de Solidarité Chine, publiait une tribune intitulée : « Coronavirus : « En Chine, plus personne ne croit en la parole officielle », dans laquelle j’ai relevé ceci : « Quelles que soient les causes de l’épidémie, ce qui frappe le plus les observateurs, c’est la façon dont les autorités chinoises ne parviennent pas à se défaire d’un vieux réflexe bureaucratique issu de la tradition communiste : cacher les problèmes aussi longtemps que possible, afin d’éviter de porter la responsabilité du drame. La catastrophe de Tchernobyl est évoquée sur les réseaux chinois par les internautes qui discutent fiévreusement de l’évolution de ce qui ressemble de plus en plus à une pandémie (…) Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, la liberté d’expression a été mise à rude épreuve. Aujourd’hui le seul média qui s’autorise encore à communiquer quelques informations est le journal en ligne Caixin. D’après ce média, le premier cas avéré de malade atteint par le coronavirus a été découvert à Wuhan le 8 décembre 2019. Les autorités locales ont choisi de ne pas transmettre l’information à la direction du Parti (…)A la fin du mois de décembre 2019, les autorités centrales commencent à s’inquiéter. Une information interne circule à Pékin, et des fuites parviennent à informer quelques Chinois actifs sur les réseaux. Le pot aux roses est dévoilé et c’est le 31 décembre seulement que les autorités de Wuhan envoient le virus pour le faire analyser à Pékin. Le 2 janvier, le virus est identifié et les annonces commencent : il y a bien une épidémie à Wuhan, mais « tout est sous contrôle ». Réaction locale ? Huit internautes sont accusés de « transmettre des rumeurs » et sont arrêtés à Wuhan (…) Aujourd’hui, l’exaspération de la population chinoise est à son comble. La décision de fermer la ville de Wuhan, ainsi qu’une dizaine de villes avoisinantes, c’est-à-dire à isoler près de soixante millions de Chinois passe d’autant plus mal qu’elle a été prise du jour au lendemain, et sans avertir au préalable la population (…) Il a fallu attendre le 24 janvier pour que le gouvernement chinois se réunisse en urgence. »

Le 30 janvier, seulement, l’OMS qualifie l’épidémie « d’urgence de santé publique de portée internationale ». Le Monde titre sur cette information tardive et commente la déclaration du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’OMS ne recommande pas de restreindre les voyages, les échanges commerciaux et les mouvements [de population], et s’oppose même à toute restriction aux voyages. »

« Le bilan de l’épidémie de pneumonie virale s’est alourdi à 213 morts jeudi en Chine, après un bond sans précédent du nombre quotidien de décès. Les autorités chinoises ont fait état de 38 décès durant les dernières vingt-quatre heures, ce qui constitue la plus forte progression quotidienne depuis le début de l’épidémie, en décembre. Près de 10 000 personnes sont infectées dans le pays.

Dans le même temps, un sixième cas d’infection a été détecté en France : il s’agit d’un médecin contaminé par une personne rentrée depuis en Asie, où elle a déclaré la maladie. Il s’agit du « premier cas annoncé » de contamination sur le sol français, a précisé la direction générale de la santé (DGS). Hormis la Chine, ces cas de contagion directe entre humains ont déjà été observés au Vietnam, en Allemagne, au Japon et aux Etats-Unis. »

2 février    « Epidémie de coronavirus : plus de 300 morts, dont un premier en dehors de Chine »

Le Monde relève que « ce chiffre dépasse désormais le nombre d’infections enregistrées lors de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), un coronavirus qui avait fait, en 2002-2003, un total de 774 morts, dont la majorité en Chine continentale et à Hongkong. Pékin a pris des mesures sans précédent pour limiter les déplacements des personnes, le virus étant transmissible d’humain à humain. La population terrifiée préfère rester chez elle et la plupart des commerces sont clos. Dans ce contexte, la banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait injecter 1 200 milliards de yuans (156 milliards d’euros) afin de soutenir l’économie. Cette opération aura lieu lundi lorsque les marchés financiers chinois rouvriront après le long congé du Nouvel An lunaire, prolongé en raison du virus. »

3 février   « L’impact de la pandémie sur l’économie mondiale reste encore difficile à apprécier, expliquait dans sa chronique Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde » sous le titre : « Le coronavirus, un « démon » dont l’impact économique est difficile à évaluer. »

C’est ainsi, avait-il écrit, que « le président Xi Jinping a qualifié le 2019-nCoV, ce virus inconnu responsable de troubles respiratoires aigus, parfois mortels (plus de 300 décès à ce jour). Le nouveau « timonier », qui a tardé à donner l’alerte, en sortira sans doute affaibli. Pour le reste, l’épidémie ne mettra pas l’économie mondiale à terre. Et après un coup de frein brutal de la croissance de l’ex-empire du Milieu, les affaires reprendront sans doute leur cours dans quelques semaines, au pire quelques mois (…) Faute de repères sérieux, les conjoncturistes ont du mal à anticiper les retombées économiques de ce nouvel avatar du coronavirus (…) Mieux maîtrisées, ces épidémies n’en réveillent pas moins des peurs millénaristes – alimentées par l’incubateur à rumeur des réseaux sociaux –, où défilent la peste noire, qui tua un tiers des Européens au milieu du XIVe siècle, et la grippe espagnole, responsable de 50 millions de morts en 1918-1919.

Ces peurs sont-elles infondées ? Sans doute. Mais, en 2017, devant la conférence annuelle sur la sécurité, à Munich, Bill Gates, fondateur de Microsoft, invitait à se préparer à de telles crises (et au bioterrorisme) « aussi sérieusement qu’on se prépare à une guerre ». L’université américaine John Hopkins a publié en octobre 2019 le scénario d’une pandémie de coronavirus, partie du Brésil, qui tuerait 65 millions de personnes. Et l’OMS elle-même envisage l’apparition d’un agent très pathogène se transmettant rapidement. En 2018, elle ajoutait cette « maladie X » à la liste des sept fléaux (Ebola, fièvre de Marburg, Zika…) inscrits dans son plan d’action prioritaire contre un « danger mondial ».

Et le journaliste de conclure : « Spécialiste des maladies infectieuses travaillant depuis trente ans sur l’interaction animal-homme-environnement dans la transmission des virus, le docteur Peter Daszak estime que la crise actuelle était « prévisible ». A la tête de l’organisation américaine EcoHealth Alliance, il assure qu’avec quelques milliards de dollars, on pourrait caractériser tous les virus, prévoir une crise et donc l’éviter. Le prix à payer pour chasser les « démons » du président Xi. »

Le même jour, Isabelle Mandraud écrivait, sous le titre : « Partout en Europe, la peur du coronavirus s’installe » : « Le nombre de personnes atteintes du coronavirus en Chine ne cesse d’augmenter, 17 200 selon le dernier bilan fourni par Pékin lundi 3 février, et 362 morts, dont un aux Philippines, l’Europe s’alarme et tente d’empêcher la propagation du virus sur son sol où 23 malades, à ce jour, ont été confirmés (…) Les pays du G7 vont se concerter pour apporter une réponse face au nouveau coronavirus apparu en Chine, a annoncé dimanche le ministre allemand de la santé, dont le pays est le plus touché au sein de l’Union européenne avec 10 personnes contaminées (…) La France est le deuxième pays le plus touché par le virus avec six malades confirmés. Au Royaume-Uni, l’inquiétude a gagné les campus britanniques après les deux premiers cas déclarés de coronavirus le 31 janvier (…) L’Italie, où deux malades ont été recensés, a annoncé la fermeture de son espace aérien aux vols partis de Chine (ainsi que de Hongkong, de Taipei et de Macao), jusqu’au 28 avril, et les visas sont également suspendus, hors cas d’urgence et situations familiales, jusqu’au 13 février. Une réaction radicale qui a provoqué l’inquiétude des acteurs des secteurs de l’hôtellerie et du tourisme – les réservations pour le carnaval de Venise sont au plus bas – tandis que, du côté des secteurs d’exportation, la crainte est plutôt que ces précautions jugées excessives ne provoquent l’irritation chinoise (…) En Hongrie, où aucun cas de contamination n’a été annoncé, on fabrique à tour de bras des masques de protection dans les prisons du comté de Hajdu et de Satoraljaujhely, en réponse à la menace du coronavirus. Selon le site Népszava, deux équipes de prisonniers se relaient toutes les douze heures pour produire quotidiennement 20 000 masques. Et plus de 320 000 de ces objets de protection seraient stockés à divers endroits du pays.

Dans ce contexte, la Commission européenne a annoncé le 31 janvier une subvention de 10 millions d’euros pour soutenir la recherche sur le nouveau coronavirus pour lequel aucun traitement n’a encore fait ses preuves. »

4 février    « Dans la crise du coronavirus, Taïwan ne veut pas être assimilée à la Chine.)

 Frédéric Lemaître, le correspondant du Monde à Pékin, explique que «  La crise du coronavirus illustre toute l’ambiguïté des relations entre la Chine et Taïwan, cette île dont l’indépendance de fait n’est pas reconnue par Pékin. Non-membre de l’Organisation des Nations unies (ONU), Taïwan n’est pas non plus membre de ses agences, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation de l’aviation civile internationale. Or, cette exclusion n’est pas sans conséquences. Alors que dix personnes sont affectées par le virus dans l’île, Taïwan n’est pas admis aux réunions techniques de l’OMS sur le sujet et ses malades sont comptabilisés par l’institution avec ceux de la Chine continentale. »

Dans un autre papier, Julien Bouissou et Simon Leplâtre se penchent sur les conséquences économiques, encore limitées, de la maladie, sous le titre : «  L’épidémie de coronavirus a stoppé net l’économie de la Chine. »

4 février       « Patrie du masque sanitaire, le Japon risque la rupture de stock ».

Dans une « lettre de Tokyo, Philippe Pons, écrit : « « Sold out. » Au Japon, cette affichette en anglais apparaît désormais régulièrement sur les étagères des pharmacies, des drogueries et des supérettes vendant des masques sanitaires (…) Dans le pays qui en a popularisé le port, le masque sanitaire est devenu un produit tellement demandé depuis le début de l’épidémie de coronavirus qu’on doit faire plusieurs boutiques pour en trouver. Dans les aéroports en particulier, les Chinois venus sur l’Archipel pour le Nouvel An lunaire les ont dévalisées en achetant les plus performants par dizaines pour eux-mêmes, des proches ou, disent les mauvaises langues, pour les revendre avec bénéfice (…)La popularité des masques au Japon a longtemps suscité des railleries à l’étranger : le Japonais ou la Japonaise masqués était devenu l’une de ces images d’Epinal attachées aux habitants de l’Archipel – comme l’avait été autrefois le Français coiffé d’un béret basque et la baguette sous le bras. Ce n’est plus le cas.

A Tokyo le 3 février

Contrairement à une idée répandue à l’étranger, les Japonais ne portent pas de masque pour se protéger de la pollution mais pour ne pas attraper un rhume ou ne pas contaminer les autres s’ils sont malades : une attention à autrui qui, pour un habitant de l’Archipel, fait partie de la vie en communauté (…)Le masque sert aussi à lutter contre les allergies à la poussière et surtout, au printemps, au pollen qui provoque une sorte de rhume des foins auquel les Japonais sont très sensibles, au point que les grands quotidiens indiquent les jours où il est particulièrement recommandé de se protéger. Enfin, au cours des torrides étés nippons, des masques dotés d’un filtre humidifié permettent de pallier l’assèchement de l’atmosphère d’une pièce entraîné par le conditionnement d’air. »

6 février     –    Bill Gates a-t-il dit que les vaccins sont « l’une des clés de la réduction des niveaux de population » ?

Le Monde, sous la plume de Assma Maad, évoque les rumeurs et théories du complot qui visent Bill Gates et la fondation philanthropique qu’il a créée avec son épouse, Melinda Gates, au début des années 2000. Le patron de Microsoft est accusé de manipulation, en voulant développer les vaccins pour faire baisser le nombres d’humains sur la planète.

Il s’agirait d’une vulgaire manipulation sur Facebook

Voici ce qu’il a dit :

« Le monde compte aujourd’hui 6,8 milliards de personnes. On devrait atteindre 9 milliards. Avec de très bons résultats sur les nouveaux vaccins, les soins de santé, le contrôle des naissances, on pourrait le réduire de peut-être, 10 ou 15 %, mais on gardera un facteur d’augmentation d’environ 1,3. »

« Ses propos ont été déformés. Il ne s’agit pas d’utiliser les vaccins pour « tuer » ou « stériliser » la population, bien au contraire (…) M. Gates estime que la réduction de la mortalité infantile par le développement de la vaccination peut freiner la croissance démographique dans le monde. Il considère que ce progrès conduira, à terme, les parents à concevoir moins d’enfants, s’ils savent qu’ils vivront longtemps et en pleine santé. A terme, cela réduirait donc l’accroissement de la population mondiale. »

 La Ministre @AgnesBuzyn annonce l’ouverture de la plateforme d’information #Coronavirus  et   https://solidarites-sante.gouv.fr/coronavirus 

7 février  

Le Diamond-Princess, dans le port de Yokohama (Japon), un navire de croisière mis en quarantaine depuis le 3 février, avec 2 666 passagers et 1 045 membres d’équipage fait l’actualité dans Le Monde comme dans tous les médias. « Coronavirus : inquiétudes à bord du « Diamond-Princess », navire de croisière en quarantaine au Japon ». Sous ce titre,  Philippe Mesmer explique que « Depuis son arrivée, 61 cas ont été décelés sur 273 passagers, examinés car considérés comme à risques. Les malades, des Américains, des Néo-Zélandais, des Japonais ou encore des Taïwanais, ont été débarqués et hospitalisés à Yokohama, mais aussi à Tokyo et dans les départements voisins de Chiba et Saitama. Le Japon compte désormais 86 malades. Les autorités poursuivent les examens à bord du navire qui sera immobilisé pour quatorze jours au total, le temps d’incubation de la maladie. Le 6 février, il a fait le plein de nourriture et de matériel médical, notamment « 7 200 masques et 4 000 thermomètres », selon le gouvernement japonais.

Depuis le soir du 4 février, les passagers sont confinés dans leurs cabines. Le personnel, en combinaison protectrice et portant des masques, dépose des plateaux-repas devant leur porte. Les passagers occupant une cabine sans hublot ni fenêtre ont la possibilité de prendre l’air sur le pont supérieur. Ces sorties ont été négociées avec les autorités japonaises. »

8 février    Pour la première fois, je crois, Le Monde consacre son éditorial à la maladie. Il le fait en mandarin sous le titre : « Coronavirus : le docteur Li Wenliang, le martyr qui ébranle le système chinois. »

新型冠状病毒: 动摇中国体制的殉难者 – Le médecin, qui avait sonné l’alerte sur le virus, a été interpellé le 1er janvier pour « propagation de fausses nouvelles ». Il est mort le 7 février. Son arrestation n’avait qu’un objectif : faire taire le corps médical. « Le Monde » a voulu traduire l’éditorial à sa mémoire, publié le 8 février.

A suivre….

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