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Les bonnes volontés n’auront pas manqué. Tous ceux, dont je suis, qui ont salué en son temps l’initiative du président de la République et ont milité pour que le sommet, qui réunira demain 43 chefs d’Etat ou de gouvernement, soit une réussite et peut être, à l’heure du bilan, une des principales actions à l’international de Nicolas Sarkozy, s’en réjouiraient. L’ambassadeur Alain Le Roy, notamment, qui vient de succéder à Jean-Marie Guéhenno au poste prestigieux de secrétaire général adjoint des Nations-Unies, chargé du maintien de la paix, n’a pas ménagé sa peine et son temps pour organiser ce Sommet.
Des hommes comme Alain Juppé, Hubert Védrine, Romano Prodi, des femmes comme Elisabeth Guigou, n’ont pas hésité à joindre leurs signatures à celles de nombreux anciens Premiers ministres et ministres de pays du sud de la Méditerranée dans une lettre ouverte aux chefs d’Etat de l’UPM publiée par le Monde pour « que ce sommet de Paris ait l’audace d’ouvrir les dossiers les plus délicats ».
Au printemps, le Forum de Paris, consacré à ce sujet, avait lui aussi contribué efficacement à mobiliser les esprits sur ce rendez-vous avec l’Histoire. Certes, les obstacles ne manquent pas ; les esprits chagrins s’en donnent à cœur joie ; les sceptiques ne manquent pas d’arguments pour justifier leurs réserves, la tâche est ardue mais c’est ce qui en fait la noblesse. On peut contester, à bon droit, la présence, en majesté, du président Bachar Al-Assad à ce sommet mais on ne peut contester l’opportunité dont veut bénéficier le président Sarkozy de profiter pleinement des six mois qui viennent pour jouer un rôle dans cette région du monde et montrer que la France garde son rang.
Le président Bush y a fait sa tournée d’adieu, il ne peut plus jouer aucun rôle. Le prochain président des Etats-Unis devra attendre, sauf événements graves en Iran, que la nouvelle administration américaine soit constituée pour contribuer à la résolution des conflits. Il y a donc bien pour le président de l’Union européenne en exercice une fenêtre d’opportunité à ne pas gâcher. Ses incontestables qualités de négociateur et sa volonté de réussir peuvent permettre à ces rencontres inimaginables, il y a quelques mois, de déboucher sur une nouvelle donne au Proche Orient. Ce n’est pas le but officiel de ce sommet dont le projet de déclaration finale est déjà rédigée, mais c’est le but caché, l’objectif diplomatique.
Pour ce qui concerne le projet d’Union pour la Méditerranée, une Union de projets concrets sur lesquels tous les Etats concernés devraient se mettre d’accord (c’est déjà fait), il faut espérer que ce sommet ne soit qu’un début, un acte fondateur, qui enclenche un état d’esprit nouveau. Je suis de ceux qui pensent que c’est jouable si chacun y met du sien, comme en 1957 lors de la création du Marché commun.

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