L’ascension des grands conquérants tels Alexandre, César, Napoléon, n’est pas due seulement au mérite. Il y a dans le caractère « comminatoire » de leur autorité, quelque chose d’indéfinissable. Une volonté qui semble braver le destin au point de paraître invulnérables, comme protégés. Napoléon, qui combattait à la tête de ses soldats, n’a jamais été atteint sérieusement. Au pont d’Arcole, il arracha le drapeau sous une pluie de balles. Plus récemment, des hommes comme Roosevelt et Churchill avaient un rayonnement que n’avaient pas d’autres hommes aussi intelligents, aussi doués, aussi volontaires. On constate le même phénomène dans le sport. La confiance est génératrice de succès, la démoralisation est génératrice d’échec. Dans les moments de confiance, il devient impossible de fixer son attention sur une faute, une maladresse, un échec. Tous les événements susceptibles d’une interprétation optimiste affluent dans l’esprit. Tout ce qui peut déprimer est rejeté du champ de la conscience. « Un malheur ne vient jamais seul », « la loi des séries », sont des dictons communs à la plupart des peuples. Ils relèvent de la croyance, de l’illusion, de l’inconscient que l’esprit fabrique.
Puisque la chance consiste essentiellement dans un instinct d’adaptation au milieu humain, tout ce qui exalte cet instinct, exalte la chance. Il faut donc cultiver l’enthousiasme, la spontanéité et éviter le trac, l’hésitation.
C’est plus facile à écrire qu’à pratiquer.

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