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Le chef d’état-major des armées, après les propos tenus par le chef de l’Etat à l’Hôtel de Brienne, n’avait pas pu faire autrement que de remettre sa démission le 19 juillet dernier. L’incident, sans précédent, avait fait beaucoup de bruit.  Alors que le nouveau président de la République avait remonté les Champs-Élysées en command car, le jour de sa prise de fonction, il faisait soudain preuve d’un autoritarisme jugé inutile par la plupart des commentateurs. Pierre de Villiers, général d’armée, chef d’état-major des armées, s’était retiré avec la plus grande dignité sans commenter son départ. Il avait dit ce qu’il avait à dire à de multiples occasions. Déjà, François Hollande avait peu apprécié l’interview que le CEMA avait accordé aux Echos le 21 décembre 2016. Il est en effet très rare qu’un haut responsable de l’armée française prenne publiquement la parole pour tirer le signal d’alarme. Qu’avait-il dit dans cette interview ? La vérité sur une situation que les forces armées dénoncent depuis plus de vingt ans. Une situation encore aggravée avec la rupture des années 2015 et 2016 que Pierre de Villiers appelle « la fin de l’insouciance ». « La paix, disait-il, désormais, ne va plus de soi, il faut la conquérir ; s’extraire du piège dont les deux mâchoires sont le déni et la désespérance. Toutes les forces de défense et de sécurité, toutes les forces vives de la nation sont au défi d’apporter une réponse globale ; car gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. L’instabilité et la complexité de la situation sécuritaire l’exigent. L’impératif de responsabilité le commande. D’ores et déjà, nos armées s’opposent, avec une détermination sans faille, au phénomène du terrorisme islamiste radical, qui a érigé la violence en système. L’ennemi que nous combattons est très éloigné des schémas classiques. Nous sommes face à un ennemi qui s’attaque davantage à ce que nous sommes qu’à ce que nous avons. A sa violence barbare, les hommes et les femmes de nos armées opposent la force légitime. Pour autant, nous devons prendre garde à ne pas nous laisser aveugler par cette seule menace, immédiate et concrète. Le retour des Etats puissances ne laisse plus place au doute. Aux portes de l’Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, de plus en plus d’Etats mettent en œuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli ; tous réarment. »

Dans cette interview aux Echos, il rappelait les objectifs et saluait  le «  volontarisme du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, soutenu par l’équipe que nous formons, derrière lui, avec les chefs d’état-major d’armée. »

Dès le lendemain, le 22 décembre, le journal Le Monde avait consacré son éditorial à ce grave sujet en ces termes :

L’armée française est l’une des plus performantes du monde – compte tenu de sa taille, moyenne, et du budget, moyen, qu’y consacre le pays. Il suffit d’interroger des responsables américains ou européens pour recueillir des réponses en général admiratives sur ses capacités. Cette seule considération conduit à prendre très au sérieux le cri d’alarme budgétaire lancé cette semaine par Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées.

Sans tomber dans une crise de  » fana-mili  » excessive, on ajoutera aussi que l’armée, depuis sa professionnalisation, est l’un des services publics les plus exemplaires. En matière d’intégration des femmes et des minorités ethniques ou religieuses, elle pourrait en remontrer à beaucoup. Elle est un concentré de femmes et d’hommes de talent qui ont choisi cette vie à part : le métier des armes – la guerre.

On dira qu’il est dans l’habitude de l’état-major – peut-être pas aussi directement que Pierre de Villiers l’a fait mercredi 21  décembre dans les colonnes de notre confrère Les Echos – de sonner le clairon pour réclamer des sous. Il suffit de relire le duc de Saint-Simon pour le savoir : c’est vieux comme l’Etat. Mais voilà, le temps est loin d’un après-guerre froide que l’on pouvait espérer paisible. Le général de Villiers le rappelle : l’ère de  » l’insouciance  » est bel et bien passée ; lui succède cette époque d’insécurité et de grande complexité stratégiques.

Tout y contribue. La lutte contre le terrorisme islamiste, où se mêlent sécurité intérieure et extérieure. Et encore cette émergence nouvelle d’Etats-puissances aux portes de l’Europe – cela va de la Russie à la Turquie, en passant par l’Iran – qui, au-delà des alliances des uns et des autres, ne croient qu’à une seule règle en matière de relations internationales : le rapport de force. Angélique, l’Europe, trop longtemps, n’a pas voulu voir cette simple réalité.

Le mérite de François Hollande, parmi d’autres, aura été d’arrêter net une irresponsable tendance à la baisse des budgets de la défense depuis trente-cinq ans. Le général de Villiers en convient. Il observe, cependant, que l’armée est aujourd’hui déployée sur un très grand nombre de fronts. De l’intensification de ses engagements résulte une usure des matériels, et un danger accru pour les militaires, qui requiert un effort budgétaire supplémentaire – sauf à ce que la France ne puisse enrayer une spirale qui dégraderait pour longtemps son outil militaire.

Le  » CEMA  » ne s’adresse pas tant au président Hollande qu’à son successeur. Il veut un budget de la défense qui représente, comme le réclame l’OTAN, 2 % du produit intérieur brut (contre 1,8 % aujourd’hui) dès 2022, pas plus tard, comme il est prévu. Avis aux prétendants à l’Elysée. On peut, on doit, discuter de la structure du budget des armées, de tel ou tel choix, bien sûr, et l’adresse du CEMA ne servirait-elle qu’à introduire le sujet de la défense dans la campagne électorale 2017 qu’elle serait déjà bénéfique.

Pierre de Villiers souligne à propos que l’effort de défense n’est pas un jeu à somme nulle : il fait partie d’une chaîne industrielle et technologique aux retombées bien plus larges pour la France. Mais tout indique que le chef d’état-major a aussi raison sur le fond et ne cède pas à une manière d’alarmisme de corporation quand il alerte sur l’état de nos forces, l’usure et l’épuisement de leurs matériels. Il faut écouter le coup de clairon du CEMA.

Le temps a passé. Dans la plus grande discrétion, Pierre de Villiers a écrit et publié « Servir » (Fayard, 258 pages, 20,90 euros). A cette occasion, il a accordé quelques interviews, notamment au journal Le Point. C’est un entretien intéressant que je reproduis dans mon blog pour en conserver la trace et à l’intention de celles et ceux qui n’auraient pas lu cette interview.

Le Point : Comment avez-vous pris le procès en insoumission que vous a fait le président de la République le 13 juillet au soir, lors d’une réception au ministère de la Défense ?

Pierre de Villiers : Je suis un officier français, loyal aux autorités politiques. J’ai servi plusieurs présidents, plusieurs Premiers ministres, toutes tendances confondues. Notre système républicain repose sur l’obéissance au président de la République, chef des armées. Je n’ai pas vécu cet épisode comme une opposition, mais comme une divergence de fond avec le président sur les arbitrages budgétaires. Ainsi qu’une divergence de forme, concernant les propos qu’il a tenus le 13 juillet au soir à l’hôtel de Brienne, devant le monde de la défense. Devant les familles des soldats français décédés au cours de l’année, devant les blessés, devant mon homologue américain, le général Joseph Dunford. J’ai trouvé ces propos suffisamment violents pour qu’ils altèrent la confiance que nous avions l’un envers l’autre. Le chef des armées et le chef d’état-major des armées doivent travailler dans une totale harmonie. Je ne me sentais plus en mesure de continuer à exercer ma mission. D’où ma démission.

Le chef de l’Etat et le général de Villiers le 14 juillet 2017. Christian Liewigpool REA

Naguère, le secrétaire général adjoint de l’Élysée Emmanuel Macron était pourtant en phase avec vous sur les questions budgétaires…

J’ai pratiqué les finances publiques durant vingt-cinq ans, je sais où sont les enjeux de la fin de gestion du budget 2017 et ceux des prochaines années. Tout doit être cohérent. L’objectif d’aujourd’hui, c’est un budget à 50 milliards d’euros courants, hors opérations extérieures (Opex), hors pensions. Pour ma part, je trace une ligne droite, qui fait passer le budget de 32,8 milliards en 2017 à 50 milliards d’euros en 2025, à périmètre comparable. C’est environ 2 milliards de plus par an. Si cette courbe cohérente n’était pas tenue, on se présenterait en 2022 avec la nécessité d’une érection brutale pour y arriver en 2025. On ne fait pas la guerre sans équipement, sans munitions, sans logistique, sans personnel instruit, formé et entraîné. Mon rôle est de rappeler qu’une telle ambition nécessite des moyens… Le président a tranché. Moins 850 millions d’euros pour 2017, et 34 milliards pour le budget 2018. Ce ne sont pas les chiffres que je souhaitais. J’ai beau être rond et diplomate, j’estime que, lorsqu’on fait des annonces, on doit s’y tenir.

Comment expliquer la réaction du président ?

J’avais passé la journée du 13 juillet au côté d’Emmanuel Macron, et je n’ai perçu aucun signe annonciateur. J’ai ensuite pris ma décision en toute connaissance des propos prononcés, en mesurant la gravité en mon âme et conscience. En chef militaire, qui pense aux hommes et aux femmes dont j’avais l’honneur de la charge. En faisant mienne cette formule d’Alfred de Vigny : « L’honneur est la poésie du devoir. »

Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, vous a d’ailleurs qualifié de « poète revendicatif »…

Mon livre n’est pas écrit en alexandrins…

Comprenez-vous qu’un président de la République ait du mal à voir ses choix contestés par un personnage aussi essentiel que le chef d’état-major des armées ?

Je ne conteste rien et mon respect pour le président de la République est total. Il n’y a dans mon ouvrage aucune critique personnelle. Je suis totalement loyal et je l’ai prouvé, puisque j’ai eu le courage d’aller au bout de mes idées. D’ailleurs, je n’ai pas été choqué par son « Je suis votre chef » puisque c’est lui le chef des armées, élu démocratiquement. Cela ne souffre aucune contestation.

Vos propos lors de votre audition, le 12 juillet, à l’Assemblée nationale ont-ils pu altérer la relation entre le chef de l’État et vous ?

Je ne sais pas. La phrase qui a fuité [« Je ne vais pas me faire baiser » par Bercy, NDLR] ne figure pas dans le compte rendu de mon audition, car j’avais pris toutes les précautions en ce sens. Je ne regrette en rien mon mode d’expression. Si moi, chef d’état-major des armées, j’étais venu parler la langue de bois devant les élus de la République, qu’en auraient-ils pensé ? Je ne communique pas, j’informe ! N’oubliez pas que je suis militaire, donc capable de dire la vérité. J’ai donné mon appréciation sur la gestion du budget 2017 et la préparation du projet de loi de finances 2018, avec des éclairages sur la loi de programmation militaire 2019-2025. On ne saurait d’autant moins me le reprocher que, le 12 juillet, j’ai été applaudi à deux reprises par les députés, ce qui ne m’était jamais arrivé.

Valéry Giscard d’Estaing disait que la France est une grande puissance moyenne. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron affirme que la France doit être une grande puissance « tout court ». Et vous ?

Sur le terrain, nous sommes la deuxième puissance occidentale. Nous avons en permanence 30 000 soldats en posture opérationnelle. Par rapport aux effectifs globaux, c’est un ratio exceptionnel. Nous sommes au Levant, dans la bande sahélo-saharienne, au Liban. Nous étions encore récemment très nombreux en République centrafricaine. Dans tous ces lieux, nous sommes engagés dans une sorte de « bataille de l’avant » contre l’islamisme radical, dans un environnement marqué par le retour des États-puissances. Sur le territoire national, nous poursuivons l’opération Sentinelle avec 7 000 soldats et sommes encore dans le peloton de tête dans l’espace et la cyberdéfense. C’est une défense d’ensemble, pour protéger la France et les Français. Le problème est que ces engagements dépassent nos capacités d’environ un tiers.

Vous parlez de la nécessité d’avoir « une guerre d’avance ».

On évoque parfois le risque pour les armées d’avoir « une guerre de retard ». Or, notre objectif, c’est la paix. Nos guerres se font à balles réelles. Chaque mort, chaque blessé sont portés dans nos chairs. Les menaces, la dureté des engagements sont telles que j’aurais été incapable d’exercer des responsabilités sans donner aux marins, aviateurs, terriens tous les moyens nécessaires, ajustés à la dangerosité de leurs missions.

Vous avez pris, quotidiennement, des décisions opérationnelles. En avez-vous regretté certaines ?

Ce que j’ai parfois regretté, c’est de manquer des moyens nécessaires pour conduire une action contre un objectif qui avait été difficile à déceler, à identifier, puis à suivre. Il est arrivé plusieurs fois au Sahel que nous soyons incapables de suivre un groupe de terroristes par manque de drones. Ou encore d’avoir « marqué » l’objectif, mais de ne pas être en mesure de le neutraliser, par manque d’appui aérien disponible ou faute d’hélicoptères pour transporter les forces spéciales.

Quand vous disiez cela au président Macron, on imagine qu’il vous entendait, non ?

Pierre de Villiers , chef d’état major des armées (photo Figaro)

Parfaitement ! Je suis un esprit simple, et c’est peut-être pour cette raison que je crois avoir été apprécié. La suppression des 850 millions d’euros à un budget tenu m’a inspiré des doutes sur la suite. J’ai entendu que cette coupe « ne perturberait pas la vie quotidienne du soldat »… Cette vie quotidienne, ce n’est pas seulement l’alimentation, le chauffage des bâtiments et le courrier qui arrive à l’heure. C’est aussi, et même surtout, que la mission puisse être conduite. Pour le soldat, cela veut dire qu’il est instruit, entraîné, que ses équipements sont bons, avec l’entretien nécessaire, les pièces de rechange, les munitions. Cela signifie également qu’il doit être soigné le mieux possible et dans les meilleurs délais. Et, quand 850 millions d’euros sont supprimés, ce sont autant de ces éléments indispensables dont l’achat est reporté. Nos avions ravitailleurs volaient déjà il y a 50 ans ! Les blindés ont 30 ans de moyenne d’âge. 60 % des véhicules envoyés en opérations extérieures n’étaient pas blindés au jour de mon départ. Il faut savoir regarder les choses en face : d’un côté, la menace augmente ; de l’autre, les moyens sont stabilisés depuis deux ans, notamment grâce à l’action de Jean-Yves Le Drian et du président François Hollande qui ont enrayé leur baisse, pratiquement ininterrompue depuis la guerre d’Algérie.

Êtes-vous favorable à une armée européenne ?

Ces dernières années, le monde a réarmé et l’Europe a désarmé. Ce n’est pas qu’une formule, c’est la réalité des chiffres. Il y a néanmoins un frémissement. En Allemagne, l’effort de défense va passer de 1,2 à 1,5 % du PIB en quatre ans. Les Britanniques, qui n’ont toujours pas de porte-avions, vont retrouver une capacité d’investissement à partir de 2020. La défense européenne progressera d’autant plus vite qu’elle s’appuiera sur la défense de l’Europe. Il faut arrêter d’opposer la souveraineté des États à l’approche communautaire. Je suis un pragmatique : dans la coopération, il faut prendre tout ce qu’il y a à prendre.

Vous dites dans votre livre que personne ne mourra pour une UE uniquement économique…

Pour la défense européenne, il faut partir avec un noyau de pays qui travaillent ensemble, et non en imposant un engagement militaire supranational à 28 pays. On ne meurt pas pour une entité supranationale. Quand un militaire se trouve face à l’ennemi, il sait qu’il peut y laisser sa peau. Pourquoi et pour qui fait-il cela ? On meurt pour la France, pour ses valeurs, pour son chef. Quand ça pète, savez-vous ce qui se passe ? Dans ces situations, il faut que le ciment soit celui du sentiment d’appartenance à une communauté. Or, le sentiment européen, et on peut le regretter, n’est pas suffisamment fort. En réalité, cette Europe de la défense, nous la pratiquons déjà. En Afghanistan, je dirigeais 2 500 soldats de 15 pays différents. C’est par le bas, le concret, que se fera l’Europe de la défense.

Un corpus de valeurs se dégage de votre livre. Les valeurs de l’armée sont-elles transposables dans la société ?

J’évoque, par exemple, un lieutenant, bac + 7, qui a quitté un poste bien mieux rémunéré dans le civil. Il dit avoir trouvé chez nous des gens qui se regardent dans les yeux, qui travaillent portes ouvertes, il a trouvé une humanité. Nous pratiquons les valeurs de la République au quotidien. La liberté ? On se bat pour elle, et parfois au prix fort. L’égalité ? Chez nous, c’est l’uniforme. Certes, il y a des grades, mais les jeunes qui s’engagent se réjouissent de l’égalité des chances : on peut démarrer 2e classe aujourd’hui et terminer général. La fraternité ? Elle est notre carburant. Dans la société, les jeunes sont souvent peu solidaires et très solitaires. Chez nous, c’est l’inverse. Ils trouvent une famille, découvrent que leur talent apporte quelque chose. Cela donne la cohésion nécessaire pour aller au combat ensemble. Dans une société du fugace et de l’instantanéité, du zapping, notre détermination est le signe de l’inscription de nos efforts dans le temps. Quand on peut, plusieurs jours ou mois de suite, faire effort au même endroit, inlassablement, cela montre toute la qualité dont nos jeunes sont capables. Nos valeurs militaires de sincérité, de clarté, de discipline et d’engagement tranchent dans le monde des 35 heures et du manque d’abnégation. Nous, les islamistes, on va les chercher à 15 mètres. Et nos adversaires ne reculent pas. Donc il faut du courage.

Vous reprenez néanmoins la thèse de l’islamologue Gilles Kepel qui parle de « guerre civile larvée » en France.

Pourquoi nos jeunes partent-ils s’engager auprès de Daech ? Parce qu’on ne leur offre pas les perspectives qu’ils espèrent. Ces jeunes n’attendent pas du laxisme, de la mollesse. Quand ils viennent chez nous, c’est pour les valeurs, pour la France, pour donner leurs tripes. Nous avons une belle jeunesse, encore faut-il lui donner du sens, un supplément de valeurs. Des jeunes, nous en faisons parfois des héros en quelques semaines, capables d’aller chercher sous le feu leurs camarades.

Avec ces idées, et votre popularité, n’êtes-vous pas tenté par la politique ?

Je veux avant tout prendre le temps de réfléchir. C’est assez rare, objectivement, de nos jours, les responsables qui prennent du recul, au-dessus de la mêlée. J’ai 61 ans, je veux passer davantage de temps avec ma femme et mes enfants. Je crée une société de conseil en management et géostratégie. Et puis je vais pouvoir assouvir certaines de mes passions, dont la principale est le football. Enfin retourner au stade de la Beaujoire… Je ne ferai pas de politique.

Comme je peux le comprendre…..pour le football et pour la politique !

 

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