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Que chacun exprime son point de vue sur le transfert de Neymar, c’est normal. Que le porte-parole de la France Insoumise, Alexis Corbière déplore « qu’un scientifique, un grand médecin, touche des sommes n’ayant rien à voir avec ce que touche un footballeur », c’est normal, il est dans son rôle ; que le journal l’Humanité, comme il le fait depuis un siècle, convertisse toute somme qui lui paraît indécente en mois de salaire d’un smicard, c’est normal aussi. Cette opération financière n’a rien à voir avec le sport, c’est un rachat de marque, un rachat d’entreprise.

Neymar

Quand, à la fin des années 1990, Pinault-Printemps-Redoute souffle à la barbe de LVMH le maroquinier italien Gucci, François Pinault fait à Bernard Arnault ce que le président du Real Madrid fait en permanence aux dirigeants du FC Barcelone ou à ceux de Manchester City. Neymar est, dans son genre, un créateur comme le styliste Tom Ford qui triomphait alors chez Gucci ou Yves Saint Laurent en son temps. Il fait rêver et créé de la valeur. Les maisons Yves Saint Laurent, Balenciaga, Bottega Veneta, le tailleur Brioni, le joaillier Boucheron, le chausseur Sergio Rossi et l’horloger Sowind Group, par exemple, ont ainsi changé de main avec la même logique financière. C’est ce qu’il est convenu d’appeler le capitalisme que chacun a évidemment le droit de critiquer. Le rachat de la marque Neymar ne répond à aucune autre logique. Ceux qui ne veulent voir dans cette affaire qu’une perversion du sport sont de mauvaise foi ou cherchent à pousser le bon peuple à la révolte. Ce qui répond à une autre logique !

Quant aux Espagnols, c’est autre chose. Ils veulent régner sans partage et sans limite sur la planète football. Ils ne supportent pas la concurrence. Avec la mondialisation du football spectacle, ils vont devoir s’y faire. Les propriétaires du Paris-Saint-Germain (Qatar Sports Investments (QSI) et de Manchester City sont devenus deux acteurs ambitieux du foot européen. Depuis 2011, le PSG a dépensé plus de 500  millions d’euros pour s’offrir des stars comme Zlatan Ibrahimovic, David Luiz, Angel Di Maria ou Edinson Cavani. Abou Dhabi a injecté 1,5  milliard d’euros dans les caisses des Citizens de Manchester City pour financer des acquisitions assez folles : en  2015 le Belge Kevin De Bruyne (74  millions d’euros) ou le Français Eliaquim Mangala (53  millions d’euros en  2014) et d’autres récemment.

Qatar, Abou Dhabi. Le face-à-face de ces deux petits États du Golfe bouleverse le visage du football européen. D’un côté, le propriétaire du PSG se veut le chantre de la diplomatie sportive et du  » soft power  » avec son infinie réserve de gaz (la 3e mondiale), ses 2,2  millions d’habitants et ses 11 000 kilomètres carrés. De l’autre, Abou Dhabi, l’un des émirats constitutifs des Emirats Arabes Unis (EAU) – 1,1  million d’habitants, 972 kilomètres carrés –, représente une manne financière somptuaire, renfermant 9 % des réserves de pétrole mondiales.

Pour le PSG, la stratégie a été arrêtée en haut lieu il y a plusieurs années, lors d’un déjeuner organisé à l’Elysée, le 23  novembre 2010, auquel participaient Nicolas Sarkozy, le prince héritier du Qatar et Michel Platini, le dirigeant de l’UEFA.

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