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Les Français qui croient encore au Père Noël et qui, à cours de nourritures intellectuelles, se sont jetés sur le journal Le Monde du 27 décembre, en ont eu pour leur argent. Les pages deux et trois les ont rassurés. Ils ont bien raison de croire au Père Noël. Ils ont la preuve qu’il existe bien. Ils pensent que la dette publique de la France n’a rien de préoccupant puisque de nombreux autres pays sont dans le même cas. Ils pensent qu’il est normal, naturel, en un mot, moderne, qu’un nombre croissant de leurs compatriotes continuent de ne rien faire, protégés par un code du travail unique au monde, protégés par un syndicat qui souvent les occupe à faire d’autres travaux que ceux pourquoi ils sont payés. Ils pensent qu’il n’est pas inquiétant que moins de la moitié des Français oeuvrent pour la production intérieure du Pays. Ils pensent qu’il est normal que la génération suivante paye pour qu’ils puissent continuer à croire au Père Noël. Ils pensent que « les mots sont importants » et que la moindre mesure prise, par la gauche comme par la droite, pour endiguer l’immigration, adapter la justice et l’action de la police aux menaces nouvelles et colmater tant bien que mal les brèches par lesquelles s’engouffrent les « envahisseurs », relève du lepénisme avec tout ce que cela suppose. Enfin, après avoir lu l’éditorial, celui qui croit au Père Noël aura la preuve qu’on peut encore faire fortune en France. En revanche, le petit entrepreneur qui travaille quinze heures par jour, refermera le journal avec le sentiment qu’il ne vit pas dans le même pays que ceux qui ont écrit leur papier de Noël. Il est harcelé par les divers représentants de la Fonction publique, incapable d’avoir son banquier au téléphone, car il est toujours en formation, en réunion, en congé ou en RTT ; il est concurrencé par ceux qui emploient des clandestins et ne fera jamais fortune car à la fin de l’année il ne lui reste que sa passion pour son métier et une épargne de cadre moyen. Décidément, il y a des jours où il est préférable d’être loin de France, ou au fond de son lit, et d’avoir une bonne raison de ne pas acheter le Monde ce jour là.

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