L’équipe de France de football a lamentablement été éliminée au premier tour de l’Euro 2008. Ce résultat devrait se passer de commentaires puisque la vérité est toujours concrète.
Au lieu de cela, le sélectionneur, comédien à ses heures, fait le malin. Il fait le malin quand il demande, cinq minutes après le coup de sifflet final du match contre l’Italie, la main de sa compagne avec qui il a déjà deux enfants, en direct à la télé. C’est drôle mais déplacé, comme sa compagne l’a, elle, parfaitement compris. Il fait le malin, en imitant le Président de la République qui ne reconnaît que ses erreurs de communication ; c’est la mode, par mimétisme. Il fait le malin, en expliquant, un peu tard, que cet Euro n’était qu’une étape de la préparation à la prochaine coupe du monde.
En sport, les choses sont claires, il n’y a que le résultat qui compte. Epargnez-nous les explications.
Sur le maintien du sélectionneur à son poste, la seule question qui doit être posée est la suivante : Raymond Domenech peut-il préparer convenablement, c’est-à-dire dans les meilleures conditions, l’équipe de France pour la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud ? La réponse est non.
Quand, le 16 mai 1940, le général Gamelin reçoit son successeur, le général Weygand, il concède immédiatement que, battu, il ne peut pas rester à la tête de l’armée française. Quand le conseil d’administration de Vivendi débarque Jean-Marie Messier, il n’a pas d’autres solutions.
A l’évidence, il faut restaurer la confiance pour optimiser le potentiel individuel incontestable des jeunes joueurs français qui ont besoin d’un projet nouveau porté par un homme neuf.

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