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Le président de la République a un devoir d’optimisme. La porte est étroite, mais il fait le job avec une étonnante capacité de résistance. Le problème, c’est qu’il n’a plus beaucoup de marges de manœuvre. Il compte donc sur la chance, cette chance qui, dit-on, sourit aux audacieux. Il réclame donc de l’audace, beaucoup plus d’audace, de la part, notamment, des entrepreneurs qui vont être aidés par une politique de compétitivité enfin en application. Le paysage économique devrait s’améliorer légèrement. Tous les secteurs sont concernés par la révolution numérique qui transforme peu à peu la vie économique. Les acteurs devront faire preuve d’audace, ne pas jouer « petit bras ». Les marges des entreprises, et donc l’investissement, vont se redresser. La baisse de l’euro facilitera probablement une reprise des exportations. Enfin, la consommation devrait être stimulée par l’amélioration miraculeuse du pouvoir d’achat que la baisse des prix du pétrole apporte.

Au plan international, comment lutter efficacement contre la barbarie de l’Etat islamique capable à la fois de recruter dans le monde entier – pas seulement en Europe – et de déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient, une partie de l’Afrique et même en Asie du Sud ? Si la Turquie, l’Arabie saoudite et une partie des Emirats, ne sortent pas rapidement d’une ambiguïté suicidaire, la tâche sera difficile. La communauté internationale est mise au défi.

Pour l’Europe aussi, la porte est étroite. Le risque de basculer dans la déflation et de connaitre un long hiver à la japonaise, est là, bien réel. L’incapacité de l’Union européenne à maitriser l’immigration commence à avoir des conséquences inquiétantes qui se traduisent par un populisme dangereux qui sera de plus en plus difficile à endiguer. En ce qui concerne les relations avec Moscou, la porte est également étroite. Déstabiliser l’économie russe, c’est se tirer une balle dans le pied. Laisser le président Poutine développer son projet de reconstitution d’un empire par la force, n’est pas acceptable. Si la corruption continue de plus belle en Ukraine, une solution durable sera difficile à trouver. La diplomatie européenne, pour autant qu’il en existe une, doit faire preuve de plus d’imagination et d’audace pour ne pas laisser la Chine étendre son influence à l’est de l’Europe. C’est encore possible, mais pour combien de temps ?

La France accueillera, en fin d’année, une très importante conférence sur le climat. Comment concilier les intérêts vitaux de tant de nations et mobiliser le monde entier sur des objectifs à long terme ? Non seulement la porte est étroite, mais elle parait infranchissable. Le chef de l’Etat, réputé pour son art du compromis, a là l’occasion de démontrer tout son talent et de redorer son image. Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance.

La confiance, que le chef de l’Etat appelle de ses vœux, est la condition nécessaire, sinon suffisante, pour que notre peuple ose et sorte des postures politiques, des corporatismes, des petits avantages de toutes sortes qui ne font qu’entretenir un climat de guerre civile, une déprime collective qui fait de la France, un des pays les plus bloqués du monde.

La porte est étroite, mais il y a quelques raisons d’espérer.

Souhaitons qu’en 2015, le monde soit meilleur et la France moins pessimiste.

 Bonne année.

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