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Le 9 septembre, 30 000 personnes s’étaient réunis pour fêter le cinquantième anniversaire de La Défense. Pour les jeunes parisiens qui ont vu grandir ce quartier, ce fut un non événement. Pour ceux qui, comme moi, ont commencé leur carrière au moment où André Prothin (qui dirigeait le Ministère de la Reconstruction au lendemain de la guerre) a été nommé à la tête de l’EPAD (Etablissement public d’aménagement de la Défense), en 1958, cet anniversaire est chargé de souvenirs.
Il se trouve que tout à fait par hasard, le premier travail qui m’a été confié, à la fin de l’année 1962, concernait le projet de règlement de copropriété de la S.I.P.N.D, la société immobilière constituée pour réaliser la première opération de La Défense qui comprenait la Tour NOBEL. C’était mon premier emploi, au retour du service militaire. Les promoteurs, Paul Chané, qui possédait entre autres l’hôtel du Palais à Biarritz et Lafosse, un adjoint au maire de Puteaux, étaient associés dans cette opération importante qui comprenait un bâtiment en « dents de peigne » et la Tour NOBEL, du nom de son premier acquéreur. La tour a changé de nom, elle s’appelle aujourd’hui la tour « Initial ».
Cette tour avait trente ans d’avance. Les architectes et ingénieurs, Jean Mailly, Jacques Depussé et Jean Prouvé, pouvaient être fiers de leur œuvre. Ils avaient imaginé des solutions révolutionnaires pour l’époque. Jean Prouvé avait, pour la première fois, développé le mur-rideau à grande échelle et ouvert des plateaux de 1 000 m2 en centrant les servitudes sur la structure du noyau central de béton.
Cette tour avait trente d’avance, car elle possédait déjà les caractéristiques des bâtiments « intelligents » des années 90. La ventilation avait été intégrée à la double peau de la façade. Les angles arrondis permettaient d’utiliser un seul joint tournant, une innovation qui a fait le tour du monde. On pouvait poser des prises à n’importe quel endroit, grâce à la centralisation des câbles. Les allèges basses qui font entrer la lumière, apparurent pour la première fois.
Les architectes français entretenaient « le rêve américain », Mailly, Depussé et Prouvé, l’ont fait au début des années soixante. Comme personne ne semble s’en souvenir, je consacre un billet à ce premier immeuble de La Défense.

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