Je me souviens que le 27 mars 1993, Jean Claude Darmon m’avait invité à accompagner l’équipe de France de football qui rencontrait l’Autriche à Vienne. Deux heures avant de quitter l’hôtel pour se rendre au stade, nous étions quelques uns, au bar, à tuer les temps. La tension montait au fil des minutes. Dans le hall de l’hôtel, les joueurs de tennis français qui rencontraient également l’Autriche en Coupe Davis partageaient cette excitation qui précède les rencontres. J’entends encore Michel Platini me confier qu’il avait la chance d’être totalement imperméable à ce phénomène de tension nerveuse qui « vide » certains joueurs et « pompe » l’énergie. Il m’avait également expliqué que le joueur qui est blessé à Noël, réalise généralement une bonne Coupe du monde au mois de juin. Les amateurs de football ( et le sélectionneur ) peuvent déjà recenser les joueurs blessés actuellement. Pendant que nous devisions agréablement, j’avais été frappé également par la déférence avec laquelle les jeunes espoirs français de l’époque, Thuram et Makélélé notamment, qui avaient joué la veille, venaient saluer Michel Platini et l’appelaient « Monsieur ». Champions du monde en 1998, ces deux joueurs, qui ont douze ans de plus, doivent maintenant être appelés « Monsieur ». Dans l’après midi, nous nous étions échappés quelques heures pour visiter la célèbre cathédrale, le château de Schönbrunn et faire un tour au café Mozart.

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