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« Le football est un sport simple : 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent ».

La définition du football que donna, avec humour, le joueur anglais Gary Lineker, en 1990, a connu une célébrité à laquelle cet attaquant de talent ne s’attendait certainement pas. Cette évidence prend cette année un caractère inattendu compte tenu de la crise que traverse également la monnaie européenne. L’euro est à la fois la monnaie commune et une des compétitions sportive qui passionne le plus grand nombre d’européens. La rigueur et l’organisation allemandes, nation favorite de la compétition, sont opposées, comme sur le plan économique, au pays du « club-med », l’Espagne, l’Italie, la Grèce, et le Portugal.

Gary Lineker

Ironie de l’histoire ! La chancelière Angela Merkel répète inlassablement que la gestion de la monnaie unique suppose une politique budgétaire commune et qu’une union monétaire ne peut marcher que sur deux jambes : une banque centrale, un Trésor commun. Traduit en langage footballistique, tous les pays devraient jouer comme l’Allemagne puisque c’est, de notoriété publique, la meilleure équipe actuellement. L’euro, au deux sens du terme est un combat entre deux styles, deux conceptions d’une même compétition. D’un côté, un collectif bien huilé et de l’autre des individualités aussi talentueuses qu’imprévisibles.

Par delà le sport, l’environnement est également au centre des discussions.  A peine débarqués en Ukraine, les Allemands ont exprimé leur mécontentement. Les conditions d’accueil, les distances à  parcourir, le manque de personnel, l’environnement, les tristes plaines ukrainiennes au milieu desquelles les stades ont été construits ne correspondent pas à l’idée que les Allemands se font de l’euro. Au fond, si cette compétition se déroulait toujours en Allemagne, ce serait beaucoup mieux !

Seulement voilà, l’Europe est un ensemble de populations qui avance dans la diversité et dans l’ambiguïté. C’est une union d’Etats nations qui tentent d’avoir une communauté de destin et qui, pour cela, acceptent de déléguer une partie de leur souveraineté à des institutions communautaires qui fonctionnent tant bien que mal dans de nombreux domaines, y compris dans le football. Cette situation agace de plus en plus l’Allemagne qui réclame une politique budgétaire commune, des mécanismes d’harmonisation, de contrôle, de gestion, d’évaluation plus centralisés. Si les Etats veulent un destin commun et conserver une monnaie unique, ils ne peuvent garder leur pleine souveraineté budgétaire.

Mme Merkel veut-elle une Europe  fédérale ?  Non, mais elle voudrait que les autres pays concernés « jouent » comme l’Allemagne !  «  La meilleure défense, c’est l’attaque ». L’adage vaut aussi bien pour le football que pour la politique. C’est la méthode que pratique Angela Merkel.  L’histoire dira dans quelques semaines si  cette stratégie a été gagnante tant pour la politique européenne que pour la compétition de football.

Dans ce cas, le mot de  Gary Lineker se vérifierait une nouvelle fois.

 

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