La finale de la coupe du monde de rugby a donné raison à Bernard Laporte. Plus précisément, elle a fourni l’explication de ses choix tactiques qui ont été souvent contestés parce qu’incompréhensibles. Le sélectionneur national avait, de longue date, la conviction que pour gagner cette compétition, il fallait avant tout avoir la meilleure défense, occuper le camp adverse par de longs coups de pied et avoir le ballon ce qui n’a pas toujours été le cas.
Les spécialistes doivent se souvenir qu’après l’Euro 94 de football, Aimé Jacquet, avec la même conviction, avait permis à la France de gagner la coupe du monde 98. Malheureusement, l’équipe de France de rugby n’avait pas les moyens physiques de ses ambitions, à la différence de l’Angleterre et de l’Afrique du sud. Ne parlons pas de la petite finale, pour la symbolique troisième place perdue en grande partie parce que les joueurs français, vexés, avaient décidé de ne pas suivre les consignes de leur sélectionneur et d’attaquer, c’est-à-dire de jouer un jeu qui n’était plus dans leurs plans depuis des mois.
Guy Novès, l’entraîneur du Stade Toulousain, après chaque match de l’équipe de France, a dénoncé ce choix dans les colonnes du Monde et regretté que les Français ne jouent pas « à la française », comme ils sont capables de le faire. Le choix –non dit- du nouveau sélectionneur, Marc Liévremont, est destiné à corriger cette option tactique et à préparer les Français à jouer « à la Française », dans quatre ans, ce qui n’exclut pas d’être capables de défendre aussi bien et même mieux que les autres.

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