A la fin de la finale du tournoi olympique de hand-ball, dimanche matin, quand la joie a envahi le camp français, j’ai eu une pensée pour deux hommes que les commentateurs, trop jeunes, ont oublié d’associer à cet événement qui fait entrer cette équipe et cette discipline dans le Panthéon du sport français.
Le premier, c’est Nelson Paillou, malheureusement décédé le 17 novembre 1997 dans un accident de voiture sur une route de son cher Béarn. Ancien joueur de hand, il fut le premier président de la section hand du Bordeaux Etudiants Club de 1942 à 1964. Cette année là, il devint le président de la Fédération Française de Hand-Ball et lança une grande campagne pour développer ce sport qui était essentiellement scolaire et universitaire. Il fut nommé Chef de Mission de la délégation française au J.O de Montréal. En 1982, il quitta ses fonctions à la Fédération pour prendre la présidence du Comité national olympique et sportif français, le C.N.O.S.O.F, dont il était déjà le vice-président depuis 1971. En 1993, il renonça à se représenter pour un troisième mandat et laissa sa place à Henri Sérandour, l’actuel président du C.N.O.S.O.F.
Le second, qui a une immense affection pour Nelson Paillou dont il était un peu le fils, est mon ami d’enfance (nous étions ensemble en sixième au lycée d’Angoulême), Jean Férignac. Professeur d’éducation physique, ancien international universitaire de football, il vint rapidement au hand-ball qu’il ne quitta plus. Gardien de but et capitaine de l’équipe de France de 1958 à 1970, il a joué plus de 200 fois dans l’équipe nationale, fut élu meilleur joueur français en 1960 et 1964 et remporta quatre titres de champion de France. Après sa carrière de joueur, il devint entraineur, puis directeur technique national, après avoir été au Cabinet du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Roger Bambuck. En 1982, quand l’équipe de France de football prépara la coupe du monde en Espagne à Font Romeu, Jean Férignac (sur la photo, chez moi, avec Michel Hidalgo) était le proviseur du lycée climatique où les joueurs étaient installés.
Ces deux hommes, qui ont tant fait pour le hand-ball français, sont aussi des « Experts ». Ils ont droit à un petit bout de la médaille d’or.

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