Henry Royer de Linclays nous a quittés le 12 octobre dernier à l’âge de 75 ans.

Henry était d’abord une voix douce, chaleureuse, qui sortait d’un corps imposant. Fraternel et tolérant par philosophie, attentionné par éducation, fidèle à sa promesse scout d’être « toujours prêt » à aider les autres, naturellement généreux, toujours de bonne humeur, n’ayant, en toutes circonstances, qu’un but : l’intérêt général, Henri, l’esprit toujours en éveil, avait, tout naturellement, souhaité devenir auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

Admis à suivre la 43e session nationale, en 1990, ses camarades ont très vite découvert les qualités humaines de cet homme d’exception. C’est à cette époque que j’ai fait la connaissance d’Henry. Bien que très occupé par la gestion de son entreprise, il manifesta très vite son intention de rendre à l’IHEDN ce que cet institut venait de lui apporter. La vie associative correspondait parfaitement à ses valeurs, à sa fidélité, à son envie de servir et à son besoin constant d’être utile. Au service de sa session, il entendait l’être également au sein de l’association nationale. Imprégné de l’esprit IHEDN, Henry était de ceux qui, après leur session, n’épargnaient jamais leurs temps pour participer à des groupes de travail, des commissions, des activités, des études. Il mettait à notre disposition son incomparable réseau de relations que ses nombreuses fonctions lui avaient permis de constituer. Il ne se contentait pas de gérer ses affaires, il aidait les autres en permanence, par devoir.

Sa carrière fut aussi brillante qu’exemplaire : Gérant de Sogegar (société de gestion de parking) (1967-74), Administrateur (1967) et Président (depuis 1967) de la SAS Boursault, Président-directeur général du garage Boursault (1974-98) ; Président régional Ile-de-France et formation professionnelle (1976-94) puis Président d’honneur du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), Président de la commission nationale garages et parcs de stationnement du CNPA (1983-86), Fondateur et Administrateur de la Société anonyme d’économie mixte de stationnement (Saemes) de la Ville de Paris (1977-2004) ; Vice-président (1983-88 et 1997-99), Président (1988-97) du Comité intersyndical des élections consulaires (Ciec) de la région parisienne, Président (1994-2001) puis Président d’honneur du conseil d’administration de l’URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de la Sécurité sociale et des allocations familiales) de Paris et de la région parisienne, Chargé de mission aux cabinets de Francis Mer (ministre de l’Économie, des finances et de l’Industrie (2002-2003) et de Renaud Dutreil (Secrétaire d’état aux Petites et moyennes entreprises, au Commerce, à l’Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation) (2002), Membre de la Chambre régionale de commerce d’Ile-de-France (1993-2001), Administrateur de la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Paris, de l’UNEDIC (1991-2001) et de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), Maître de conférences (depuis 2000) à l’École des hautes études commerciales (HEC Entrepreneur).

Henry Royer de Linclays était à la droite de Pierre Schwed (au centre) lors du diner d'octobre 2004

Henry Royer de Linclays était à la droite de Pierre Schwed (au centre) lors du diner d’octobre 2004

Poussé par ses très nombreux amis, il s’en est fallu de très peu, à deux reprises, qu’Henry Royer de Linclays n’accède à la présidence de l’association nationale et de l’Union des associations d’auditeurs dont il fut, un temps, le secrétaire général. Cette fonction correspondait parfaitement à sa tournure d’esprit, à son sens inné du consensus et du rassemblement des bonnes volontés. En octobre 2004, Pierre Schwed, le fondateur de l’Union-IHEDN, avait réuni dans sa propriété de Marne-la-Coquette, ceux qu’il considérait comme les « piliers » de cet exceptionnel ensemble de plus de quarante associations. Henry Royer de Linclays avait été convié à ce diner. C’est dire à quel point Pierre Schwed avait de l’estime pour ce militant de l’esprit de défense. Sont sur la photo prise ce jour-là, de gauche à droite, Claude Rosius, Jacques Houyvet, Henry Royer de Linclays, Pierre Schwed, Michel Desmoulin, Jean Lévieux et René Occhiminuti.

Sollicité, Henry a également présidé, pendant un certain temps, la Fondation du bénévolat.

Souvent à Cannes, où il résidait une partie de l’année, il participait activement aux travaux et aux voyages organisés par l’association régionale Nice-Côte d’Azur où son ouverture d’esprit, sa gentillesse et sa simplicité furent très appréciées.

Henry Royer de Linclays était officier de la Légion d’honneur, commandeur dans l’ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques et du Mérite agricole.

Homme de bonne volonté, au sens des Lumières et de la morale, Henry Royer de Linclays avait, en toutes circonstances, une foi en l’Homme qui fut le fil conducteur de son existence. Merci, lui ont dit tous ceux qui se sont exprimés au cimetière du Père Lachaise, le jour de ses obsèques. Merci à cet homme qui n’a cessé de donner tout ce qu’il pouvait donner pour rendre service.

J’adresse à Marita, son épouse, à ses fils, Yann et Arnaud, et à toute sa famille, mes plus sincères condoléances.

 

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