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L’actualité donne chaque jour une nouvelle jeunesse à ce mot du Phédon (1) de Platon qui caractérise si bien les rapports entre certains dirigeants politiques dont il est inutile de citer les noms tant le lecteur les a à l’esprit.

Caractère, méthode, vision de l’avenir, éthique, tout les voue à se combattre. L’absence de confiance, de part et d’autre, est aussi vive qu’est fort le besoin de marquer, au besoin par des enfantillages, son territoire. Les peuples assistent impuissants à ces joutes dans un monde hyper médiatisé qui amplifie tout, caricature tout et au besoin n’hésite pas un instant à désinformer.

Les peuples se résignent en se disant que la nature humaine est ce qu’elle est et que « La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini » disait déjà Ernest Renan avant que ce mot célèbre soit attribué à Édouard Herriot et à d’autres, tant ce mot est devenu un truisme.

Faut-il pour autant considérer qu’il s’agit d’une constante de l’histoire de l’humanité ? Rien n’est moins sûr, la situation tendrait à empirer ! Un chercheur américain, Gérald Crabtree, professeur de biologie du développement à l’université de Stanford (Californie), soutient l’idée que l’humanité marche lentement mais sûrement  vers l’abêtissement. Dans un article  récent, publié dans la revue « Trends in Genetics », il laisse entendre que le cerveau a atteint son apogée il y a quelques milliers d’années et serait désormais sur le déclin. « En trois mille ans, nous aurions subi au moins deux mutations délétères pour notre  stabilité intellectuelle ou émotionnelle », explique ce chercheur. Etonnant si l’on considère les progrès des sciences et techniques et l’acquisition par l’homme de capacités cognitives uniques.

Gérald Crabtree explique que « le développement de nos capacités intellectuelles et l’optimisation des milliers de gênes impliqués dans l’intelligence ont probablement eu lieu au sein de divers groupes avant la sortie d’Afrique de nos ancêtres ». L’intelligence était alors un facteur critique pour la survie, avec les conséquences que cela avait sur la sélection. La densification de la population et l’urbanisation aurait eu pour conséquence que la sélection ne se fasse plus sur l’intelligence mais sur la résistance aux maladies.

C’est une thèse ; comme toujours dans le petit monde des experts, la contradiction n’a pas tardé. Ce n’est pas si simple, disent ses détracteurs. Des facteurs non génétiques, culture, éducation, ont un rôle au moins aussi important dans l’évolution.

Le pire ne serait donc pas certain ; c’est rassurant !

 (1) Phédon est un dialogue de Platon qui raconte la mort de Socrate et ses dernières paroles. Le dialogue a dû être composé vers 383 av. J.-C.

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