C’est avec beaucoup de peine que je viens d’apprendre le décès d’Hélène Bost-Hourticq le 26 juin dernier. Cette femme exceptionnelle, d’un dévouement hors du commun, avait, en 1989, créé l’Association Nationale d’Education de Chiens d »Assistance pour Handicapés) sous le nom d’ANECAH. Cette association a pour mission d’éduquer des chiens d’assistance dans des situations de la vie quotidienne et de construire ainsi une complicité entre l’homme et le chien au service d’une grande cause : l’autonomie des personnes atteintes d’un handicap moteur.
Le Docteur Hélène Bost-Hourticq, a consacré sa vie à aider les handicapés. Avec Jean-Louis Courtinat, elle avait écrit « La raison du plus faible », un très beau livre.
C’est en 1999, alors que je venais d’être élu pour un deuxième mandat de président de l’association nationale des auditeurs de l’Institut des hautes études de défense nationale, que mon ami Jacques Bernot, administrateur du Sénat, vice-président de cette association, m’avait conseillé de proposer à Hélène d’entrer au bureau. Je ne la connaissais pas. Elle savait que nous vivions un drame familial avec la sclérose en plaques de notre fils Jérôme et, malgré son emploi du temps très chargé, accepta immédiatement ma proposition. Elle m’a souvent demandé si elle pouvait faire quelque chose pour nous aider.
Je me souviendrai toujours de la cérémonie, dans le salon d’honneur des Invalides, au cours de laquelle notre camarade Monseigneur Michel Dubost, Evêque aux armées, lui avait remis les insignes de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur. Avec Jacques Bernot, mais aussi Xavier Emmanuelli, vice-président de Médecins sans Frontières, Jean-Christophe Le Duigou, Secrétaire général de la CGT, Eric Muller, Maire d’Alpe d’Huez, le général d’armée Yves Capdepont et bien d’autres, ils avaient participé, en 1988, à la même session de l’IHEDN. Au milieu de ses proches, de ses collaborateurs et même de quelques chiens, nous avions, avec parfois les larmes aux yeux, découvert l’étendue de l’action admirable de cette femme. « Quand Dieu fait son marché, il choisit ce qu’il y a de meilleur » ; ce mot connu m’est venu immédiatement à l’esprit en apprenant son décès.

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