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Cameron avait pris un risque énorme. Quarante-trois ans après leur adhésion au projet européen, les Britanniques viennent de décider de mettre fin, démocratiquement, à leur participation à l’Union Européenne.Le Royaume Uni quitte l'Europe

Après avoir obtenu des concessions exorbitantes, M. Cameron avait dit tout le mal qu’il pensait de cette Europe. C’était sa façon à lui de faire campagne pour le maintien du Royaume Uni dans l’Union européenne. La perfidie, mot souvent employé dès que les relations se tendent entre nos deux pays, avait pris tout son sens. Fondamentalement eurosceptique, méprisant même, à chaque fois qu’il s’exprimait sur l’Europe, David Cameron ne pouvait pas être un avocat convaincant du projet européen. Boris Johnson, l’ancien maire de Londres, son probable successeur, n’avait pas de mots assez durs quand il parlait de l’Europe, comparant les pratiques de la Commission au nazisme. Pour être le nouveau Premier ministre, il dit maintenant tout le bien qu’il pense de cette Europe avec laquelle il faudra conserver des liens étroits. Partir ou rester, c’est trop tard, le choix est fait. Si la situation n’était pas aussi grave, nous aurions l’impression d’assister à une farce.

L’Union européenne, maintenant, ne peut continuer comme avant. Lors de la célébration du centenaire de Verdun, Angela Merkel et François Hollande n’avaient rien dit de leurs intentions, pour autant qu’ils aient des projets. Ils attendaient le 23 juin. Nous y sommes. Ils ne peuvent pas ne pas tirer, avec les 25 autres pays membres, les conséquences de ce qui n’est plus de l’euroscepticisme, mais un rejet pur et simple de ce qu’est, aujourd’hui, le projet européen.

Il y a urgence, un mot qui convient mal aux institutions européennes, si l’on veut éviter de nouveaux référendums et de nouvelles demandes de départ. Dans une période troublée où les Européens veulent plus de sécurité, des frontières plus sûres, plus de démocratie, il doit être possible de faire preuve d’intelligence et de restaurer l’esprit européen. Dans le domaine de la défense, en particulier, le moment est venu de prendre des initiatives attendues depuis trop longtemps. Sur ce sujet, je publie dès aujourd’hui, le communiqué du bureau d’EuroDéfense-France, auquel j’appartiens depuis sa création. EuroDéfense-France, créé il y a vingt ans par Pierre Schwed, est une association qui réunit des personnalités issues des milieux diplomatique, économique, militaire, universitaire et social, désireuses de promouvoir, par des actions concrètes la construction d’une Europe responsable et capable dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

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Une réponse à David Cameron avait pris un risque énorme.

  • Quel gâchis! Mais qui veut encore de l’Europe? De deux choses l’une: ou bien c’est simplement une Europe des marchands sans intérêt réel pour les citoyens, ou bien il faut se fondre dans une communauté dotée de pouvoirs supranationaux en matière de politique étrangère, de défense, de politique budgétaire et fiscale. Il faudrait une volonté politique et une énergie considérables pour y parvenir. Est-ce concrètement envisageable dans un ensemble de 27 pays disparate? En tout cas, l’Europe que nous connaissons, réduite à des réglementations techniques est une monstruosité. Espérons, au moins, qu’elle ne survivra pas au brexit,.. Y a-t-il encore un optimiste dans la salle?

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