Depuis le début de l’année, une réaction en chaîne de nature virale, impossible à maîtriser, passe comme un orage.

La France a changé. Il n’est plus question de la réforme des retraites, de la campagne des municipales, du procès des Fillon, ni même des confessions d’Agnès Buzyn dans le Monde. La France, c’est-à-dire les Français, les médias, les pouvoirs publics, confinés, ne parlent plus que du Covid-19. En quinze jours, ils viennent de faire trois années de médecine.

Des voix s’élèvent qui contestent le confinement et les mesures drastiques au motif que le Covid-19 « ne modifiera pas les statistiques de la mortalité mondiale pour l’année 2020. Soixante millions de personnes meurent chaque année dans le monde (dont 600 000 en France, soit 11 500 par semaine) et l’épidémie de Covid-19 ne changera pas ce chiffre significativement. La grande majorité des victimes seront des personnes âgées ou des patients dont le système immunitaire a été affaibli par d’autres pathologies. En France, l’âge moyen des décédés du Covid-19 est de 81,2 ans. Au Luxembourg, il est de 86 ans. » L’année dernière, les accidents de la route ont tué plus de 1 million de personnes dans le monde. On n’a pas pourtant interdit la circulation. » Le remède pourrait même être pire que le mal, si les récessions économiques ont des répercussions sur l’espérance de vie des plus démunis faute d’un système de santé protecteur.

Le régime chinois commence à être montré du doigt. Il apparaît qu’il n’a jamais dit la vérité sur le début de la menace, son ampleur et le nombre de morts. Il semble que le premier cas avéré de Covid-19 date en réalité du 8 décembre 2019 alors que la ville de Wuhan n’a été placée en confinement que le 23 janvier 2020. Quarante-six jours, ont été perdus pendant lesquels le virus s’est propagé. La « mystérieuse pneumonie » n’a été qualifiée de maladie infectieuse pour les humains que le 20 janvier. Les lanceurs d’alerte ont été neutralisés, parfois même, arrêtés, pour diffusion de « fausses nouvelles ». Pendant ce temps, le 18 janvier, se déroulait la « fête des 10 000 Familles » et, à l’approche du Nouvel An lunaire, 5 millions de personnes ont quitté la province du Hubei pour rejoindre leurs proches dans d’autres régions chinoises. Le bilan officiel de 4 632 décès est une absurdité mathématique. Rapporté aux statistiques françaises, c’est comme si la France avait un taux de mortalité de quatre-vingt-dix fois supérieur à celui de la Chine. Un site chinois réputé fait état de 59 000 morts pour la seule ville de Wuhan, et de plus de 97 000 pour toute la Chine.

Pourquoi, en comparaison aux chefs de gouvernement de la plupart des démocraties occidentales, la confiance des Français en Emmanuel Macron et dans son gouvernement est si basse alors même que la majorité des autres pays rencontre des difficultés identiques face à la crise ? L‘erreur, qui a consisté à ne pas dire, dès le début, que la France ne disposait pas de stocks de masques, de tests, de respirateurs et autres matériels, est, sans doute, la principale cause de cette anomalie. C’est d’autant plus regrettable, que la responsabilité de cette situation n’incombait pas à ce gouvernement, mais, en grande partie, à ceux qui l’avaient précédé. Cette posture, ce mensonge par omission, est assez fréquente dans l’administration française. C’est dommage. Edgar Faure rappelait souvent qu’on peut tout dire en y mettant des formes !

1er avril

La pandémie a déjà fait 40 000 morts dans le monde, dont près des trois quarts en Europe. Plus de 823 720 cas d’infection ont été diagnostiqués dans 185 pays depuis l’apparition du virus en décembre en Chine. Les États-Unis ont dépassé le nombre de morts officiels en Chine.

Donald Trump a prévenu que deux semaines « très douloureuses » attendaient les Américains. Les autorités sanitaires craignent que le bilan de la pandémie dépasse les 100 000 décès au cours des prochains mois. Les images de New York sont très inquiétantes. Des tentes blanches dressées au milieu de Central Park, le complexe de Flushing Meadows reconverti en hôpital, les rues désertes, rappellent “la Grande Dépression”.

À Londres, la prise de conscience de la crise du coronavirus est brutale. Le Premier ministre du Royaume-Uni, testé positif, demande aux Britanniques de « rester chez eux », après avoir passé des semaines à promouvoir « l’immunité collective ». Londres, avec ses 9 millions d’habitants, comptait hier 5 957 cas déclarés. Le manque de tests, notamment pour le personnel en milieu hospitalier est la cause d’une accélération de la contagion. La Grande-Bretagne doit également affronter une pénurie de respirateurs artificiels.

La Chine cherche à convaincre que son régime politique est plus efficace que celui des démocraties occidentales qui auraient perdu « le sens de la collectivité et du civisme », mais il apparaît, chaque jour un peu plus, qu’avec la complaisance de l’OMS, elle aurait caché le commencement de l’épidémie dans la ville de Wuhan en décembre 2019 et n’aurait pas dit toute la vérité sur le nombre de décès par Covid-19. Il est certain que la réponse de tous les gouvernements occidentaux a été tardive et inorganisée.

En France, Emmanuel Macron a annoncé le triplement de la capacité de production de masques d’ici fin avril et 10 000 respirateurs supplémentaires d’ici mi-mai pour répondre à l’urgence. La présidente du RN accuse le gouvernement de « mentir sur absolument tout », dans le but de saper la confiance des Français dans l’exécutif et répète en boucle que la France aurait dû se mettre en confinement en même temps que l’Italie. Le 27 février, dans la cour de Matignon, face aux micros de Public Sénat, elle disait l’inverse. Une majorité de Français semble faire bloc derrière l’exécutif. Seuls, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, repoussent l’appel à l’unité nationale.

Les « experts autoproclamés », comme les surnomme l’Élysée, les économistes, sociologues et autres philosophes présents chaque jour sur les plateaux de télévision, passent leur temps à se contredire et à saper la confiance de la population ; une confiance pourtant si importante en période de crise, pour ne pas dire, de guerre.

Le monde entier cherche à se procurer des masques. Aucun pays, y compris en Asie, n’avait constitué des stocks suffisants. La France a besoin de 40 millions de masques par semaine alors que la production, en France, peut à peine couvrir, en un mois, la quantité de masques utilisée par le secteur de la santé en une semaine.” Plus de trente-cinq entreprises et institutions de santé à travers le monde travaillent à l’élaboration d’un vaccin anti-coronavirus. Quatre seraient déjà à un stade où le vaccin a été testé sur des animaux et les essais sur les humains vont commencer.

2 avril

176 pays de la planète sont désormais touchés par le Covid-19. Cette pandémie représente la plus grande menace que l’humanité ait eue à affronter depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les chercheurs de l’Université de Harvard estiment que 20 à 60 % de la population mondiale pourrait être infectée, et qu’entre 14 et 42 millions de personnes pourraient perdre la vie.

Il est admis que sans traitement, une épidémie ne s’arrête d’elle-même que lorsqu’une large proportion de la population est immunisée. Sans confinement, cette proportion doit être de plus de 60 %. Selon l’Imperial College de Londres, 3 % seulement de la population française aurait déjà été contaminée par le Covid-19. Soit 2 millions de Français. L’estimation est faite à partir du nombre de décès provoqués par le virus.

Le coronavirus SARS-CoV-2 a provoqué la mort de 4 503 personnes dans les hôpitaux de France. Plus de 26 000 personnes atteintes du Covid-19 sont actuellement hospitalisées dans toute la France. 6 499 patients sont en réanimation.

La session 2 020 du baccalauréat devrait évaluer les 750 000 candidats, en « contrôle continu ».

Des médecins ont commencé à prescrire le traitement Raoult.

Selon UBS, l’ensemble des plans de relance à travers la planète atteint désormais 2,6 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, dépassant largement l’effort fait lors de la crise financière de 2008 (1,7 % du PIB).

De plus en plus de voix se font entendre pour que les banques centrales interviennent. Depuis la crise de 2008, celles-ci achètent les obligations des États. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a désormais à son bilan le quart de la dette des États. Les mêmes voix avancent l’idée d’annuler ces dettes purement et simplement. Cette « monétisation » de la dette comporte cependant le risque de voir s’effondrer la valeur de la devise, provoquant une fuite des capitaux. La France l’a appris à ses dépens dans les années 1950, avec une série de dévaluations,

Les retombées économiques du Covid-19 seront considérables partout. La gravité de l’impact dépendra de la durée de la pandémie et de la réponse nationale et internationale qu’apporteront les gouvernements. Dans le meilleur des cas, la crise économique dépassera celle de 2008 par son ampleur et son impact, entraînant des pertes qui pourraient dépasser 9 000 milliards de dollars, soit bien plus de 10 % du PIB mondial.

Les Nations unies sont hors-jeu, mises à l’écart par les grandes puissances au cours de ces dernières années. Les villes, les très grandes entreprises et les organisations non gouvernementales viennent combler le vide laissé par le manque de leadership international des États-Unis. Des chercheurs singapouriens, sud-coréens, chinois, taïwanais, italiens, français et espagnols publient et partagent activement leur expérience, notamment en accélérant les recherches sur ce qui fonctionne.

Un effort international coordonné est essentiel pour trouver des vaccins, fabriquer et distribuer des fournitures médicales et, une fois la crise passée, faire en sorte que nous ne soyons plus jamais confrontés à ce qui pourrait être une maladie encore plus mortelle.

Au lendemain de la pandémie, la priorité devra être accordée à la mise en place d’un mécanisme multilatéral efficace en prévision d’une pandémie similaire, voire pire.

La crise du Covid-19 engendre le confinement de plus d’un tiers de l’humanité.

Plus de 6,6 millions de personnes se sont inscrites au chômage la semaine dernière aux États-Unis, où plus de 80 % des habitants sont désormais concernés par des mesures de confinement pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, contre moins de 50 % il y a encore deux semaines.

L’économie américaine est passée en quelques jours de l’euphorie à l’arrêt. Donald Trump donne le change et affirme « qu’il fait un super boulot ».

3 avril

La pandémie a fait au moins 53 693 morts dans le monde. Plus de 1 035 380 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 188 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

La reine Élisabeth s’adressera ce dimanche à la nation, a annoncé le palais de Buckingham.

L’Inde confine 1,4 milliard de personnes à domicile – expérience sans précédent dans l’histoire.

Pas d’épreuves finales pour le baccalauréat cette année. Les élèves de terminale seront évalués uniquement en contrôle continu. Pour ceux qui sont en première, l’épreuve orale sera maintenue, fin juin ou début juillet, « sauf si les conditions ne le permettent pas ».

5 avril

Les Français savent que l’épidémie prendra fin quand 30 millions de Français auront été en contact avec le virus.

Partout en Europe, les restrictions se multiplient. Interdiction de rassemblement, circulation soumise à autorisation, déplacements limités, utilisation de drones pour traquer les contrevenants, collecte de données de géolocalisation, lois d’exception : l’état d’urgence sanitaire décrété dans plusieurs États membres de l’Union européenne (UE) met à rude épreuve les libertés fondamentales au cœur des démocraties européennes.

6 avril

Au moins 68 125 décès liés au coronavirus ont été recensés dans le monde, dont plus de 49 000 en Europe, continent le plus touché, selon un bilan de l’Agence France-Presse établi à partir de sources officielles dimanche à 19 heures. Un enfant de cinq ans figure parmi les dernières victimes au Royaume-Uni, ce qui rappelle que la maladie ne tue pas seulement les personnes âgées ou affaiblies.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre Boris Johnson a été admis à l’hôpital pour passer des examens.

Aux États-Unis, où la pandémie de coronavirus progresse rapidement, le nombre des cas confirmés de contamination dépasse les 300 000. L’État de New York a enregistré 630 nouveaux décès en une journée, son pire bilan sur 24 heures, et déplore désormais 3 565 morts.

En France, on dénombre 357 personnes décès en 24 heures ce qui porte à 8 078 le nombre de décès liés au coronavirus. Les évacuations pour soulager les hôpitaux d’Île-de-France se sont poursuivies dimanche, comme les contrôles pour maintenir l’effort de confinement, malgré les vacances et le week-end.

Au sommet de l’État, ceux qui élaborent une stratégie de déconfinement préviennent que l’équation est à multiples inconnues.

Dans son allocution télévisée qualifiée d’“historique” la reine Élisabeth II, a promis que le Royaume-Uni “vaincra” le coronavirus.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé jeudi dernier un nouvel instrument de soutien financier pour contrecarrer les risques de chômage causés par la crise sanitaire. Dénommé « SURE », l’instrument est limité à la durée de la pandémie COVID-19 et a comme objectif de protéger les emplois et les travailleurs touchés. Plus précisément, c’est une aide supplémentaire de l’UE qui vise à financer les dispositifs de chômage partiel dans les États membres. L’instrument prévoit une assistance financière, par des prêts à des conditions favorables, jusqu’à 100 milliards d’euros. Cette initiative est censée renforcer les mesures déjà existantes aux niveaux nationaux et aider ainsi les pays à faire face aux augmentations imprévues des dépenses publiques destinées, à préserver l’emploi et la sauvegarde des existences.

7 avril

En France, on dénombre 9 000 morts, dont 6 494 dans les hôpitaux et 2 417 dans les Ehpad.

Aux États-Unis, la crise du nouveau coronavirus a déjà provoqué des millions de licenciements. Le plan de sauvetage ratifié par Trump, soit 2 000 milliards de dollars, prévoit des aides considérables pour les travailleurs et les entreprises.

De son côté, le gouvernement français affecte 45 milliards d’euros aux entreprises pour qu’elles ne licencient pas. Des reports de paiement sont mis en place pour les charges et les prêts. Et une somme supplémentaire de 300 milliards d’euros est débloquée sous la forme d’emprunts garantis par l’État, à disposition de toute entreprise en difficulté.

Plus de 337 000 entreprises ont déjà placé 3,6 millions de salariés en chômage partiel. Mais, attention, les aides budgétaires mis en place par la France et ses voisins ne pourront pas se prolonger très longtemps. Si l’économie tardait à repartir, il faudrait se résoudre à licencier.

En Allemagne, près de 500 000 entreprises ont déposé un dossier en mars, contre moins de 2 000 en février. On compte parmi elles Daimler, Volkswagen, Lufthansa et l’entreprise gestionnaire de l’aéroport de Francfort, où le trafic aérien a baissé de 90 %.

Les Bourses mondiales ont plongé brutalement depuis février.

Une théorie donne de l’espoir aux chercheurs : un dérèglement de l’immunité serait l’un des facteurs favorisant la maladie Covid-19. L’une des études de l’Institut Pasteur tente de bloquer la réponse immunitaire, ce qui empêcherait le virus d’interagir et d’entrer dans nos cellules. Il y a encore beaucoup de travail mais il existe des pistes intéressantes pour les chercheurs du monde entier.

La popularité d’Emmanuel Macron augmente, celle d’Édouard Philippe, qui a adopté récemment une communication basée sur la pédagogie et la transparence, s’envole.

La chancelière allemande Angela Merkel a constaté lundi que l’Union européenne faisait face « à sa plus grande mise à l’épreuve » depuis sa fondation, avec la pandémie de nouveau coronavirus.

La dirigeante conservatrice a également estimé que la réponse à cette crise ne pouvait être que « plus d’Europe, une Europe plus forte et une Europe qui fonctionne bien », au cours d’une conférence de presse à Berlin.

Pour les ex-ministres allemands des Affaires étrangères Joschka Fischer et Sigmar Gabriel, le virus « mon pays passe en premier » est encore plus dangereux que le Covid-19. Il pourrait conduire à « l’effondrement de l’UE ». Dans les pages du Tagesspiegel, ils appellent à développer un nouveau « plan Marshall ».

La pandémie de coronavirus est devenue le défi le plus sérieux de l’Union européenne depuis sa création, et elle pourrait ne pas y résister, ont écrit dans une déclaration conjointe publiée par le Tagesspiegel deux anciens ministres allemands des Affaires étrangères, Joschka Fischer et Sigmar Gabriel.

8 avril

En deux semaines à peine, neuf millions d’Américains ont déposé de nouvelles demandes d’allocations-chômage, effaçant de ce fait l’amélioration de l’emploi des trois premières années de l’administration Trump. Jamais, ni en 1929, ni en 2008, l’économie américaine n’avait plongé aussi brutalement la récession.

Le système de santé américain, le manque d’infrastructures et d’équipements, la pénurie de tests fiables, de respirateurs artificiels, d’équipements de protection et de lits de soins intensifs, aggravent considérablement la réponse américaine à la menace. L’absence de rémunération pendant les congés maladie pour la plupart des travailleurs américains, fragilise encore une partie des ménages qui ne pourront plus payer leur loyer ou leurs crédits, et subvenir à des besoins essentiels comme la nourriture ou les médicaments.

La Banque d’Angleterre a annoncé jeudi qu’elle acceptait à titre temporaire de prêter directement à l’État si celui-ci ne parvient pas à lever des fonds directement sur le marché de la dette, un mécanisme qu’elle avait déjà utilisée pendant la crise financière de 2008.

Le PIB français s’est effondré de 6 % au premier trimestre, d’après la Banque de France, qui a publié ce 8 avril sa première enquête de conjoncture depuis le début du confinement. Il s’agirait de la “plus forte récession” qu’ait connu la France depuis 1945.

9 avril

L’Élysée annonce la prolongation du confinement au-delà du mercredi 15 avril, en même temps que le report de l’allocution télévisée du président Emmanuel Macron du jeudi 9 au lundi 13 avril.

Dans le nord-ouest des États-Unis, des militants opposés au gouvernement fédéral et des élus locaux brisent les restrictions imposées par Washington pour lutter contre le Covid-19 au motif qu’elles seraient une atteinte à la Constitution et à leurs libertés individuelles.

Trump remet en cause la contribution des États-Unis à l’organisation mondiale de la santé en pleine crise du COVID-19.

L’Union Européenne annonce un plan d’aide de 15 milliards.

L’OCDE prédit pour mars la pire chute du PIB jamais enregistrée. La France a connu une chute du PIB de 6 % entre janvier et mars,

10 avril

Les Européens se sont entendus pour consacrer jusqu’à 540 milliards d’euros aux conséquences de la crise. Le plan comporte trois volets. La BEI pourra accorder jusqu’à 200 milliards de nouveaux prêts aux entreprises. 25 milliards d’euros sous forme de garanties à la Commission européenne, qui pourra dès lors lever 100 milliards sur les marchés pour financer cette initiative. Enfin, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra être utilisé. Ce fonds de sauvetage de la zone euro, doté de 410 milliards d’euros, qui a pour mission, en principe, d’aider les États membres qui n’arrivent plus à se financer sur les marchés, interviendra dans cette crise. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle a décidé d’injecter plus de 1 000 milliards d’euros dans l’économie européenne et promet de faire plus si nécessaire.

Tout repose aujourd’hui sur le calendrier et les modalités de sortie du confinement.

La dette de la France va passer de moins de 100 % du PIB en 2019 à 112 %.

Le chômage partiel va coûter au moins 20 milliards.

76 % des Français considèrent que le gouvernement a menti sur les masques. La confiance va être difficile à restaurer.

À suivre…

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