Je me souviens…

Qui connait Louis Boussenard et « le Journal des Voyages », de nos jours ?

Dans la préface de « La vie à Dinan sous l’occupation », j’ai écrit que mon père, à la fin de l’année 1944, m’imposait la lecture des anciens numéros du « Journal des Voyages » qui avait ébloui sa jeunesse à tel point qu’en octobre 1929, au moment d’accomplir son service militaire, il avait été très fier d’être affecté au 2ème Zouave à Oujda, le régiment de «… Continuer la lecture

 Pierre Baudin, l’Européen, a consacré sa vie à l’étude, à la réflexion et à l’intérêt général. Très cultivé, dévoué, extrêmement travailleur, Pierre était un homme discret. Je ne l’ai jamais vu se vanter de quoi que ce soit. Il en avait pourtant le droit !

Pendant près de trente ans, en qualité de haut fonctionnaire, il avait participé, à Bruxelles, à la construction de la politique agricole commune dont il connaissait admirablement les règles, les spécificités et l’histoire. Collaborateur le plus proche du commissaire européen en charge de… Continuer la lecture

La nouvelle s’était propagée très vite dans les bureaux de la rue Roquépine. Gabriel Garcia Marquez venait de réserver un appartement à Montparnasse, dans l’immeuble que COGEDIM construisait rue Stanislas. Nous étions en 1979, je connaissais cet écrivain de nom, mais, à ma grande honte, je n’avais pas encore lu « Cent ans de solitude ». Il faut dire que ce roman, qui le rendit célèbre, fut publié en France, en mai 1968, dans l’indifférence la plus totale. Ma gêne était d’autant plus grande que nombreux étaient… Continuer la lecture

IIIe partie – Le retour à l’ordre républicain

 Les jours qui suivirent donnèrent lieu à beaucoup d’agitation. Tous les Dinannais, ma mère et moi compris, voulaient être photographiés avec un soldat américain. Souvent livré à moi-même, je passais mon temps dans la rue, au milieu des jeeps et des soldats qui offraient des cigarettes, du chocolat et du chewing-gum, pour ne rien manquer du spectacle.

Notes manuscrites de Gilbert Desmoulin

Mille cinq cents obus de 105 mm et de 155 mm sont tombés sur la ville. 18 incendies avaient… Continuer la lecture

II – La Libération

L’année 1943 fut une des plus difficiles de mon existence. À la fin du mois de janvier, la doctoresse mademoiselle Denise de Saint Jean, constatant  que l’état de santé de ma mère se dégradait gravement, prescrivit une transfusion de sang et prévint mon père qu’elle avait peu d’espoir si elle ne parvenait pas à faire baisser la température. Un homme et une femme vinrent donner leur sang, de bras à bras. Le choc pour l’organisme était terrible; il fallait régulièrement poser des sangsues  quand… Continuer la lecture

1er Partie – L’occupation allemande

Mon père, ingénieur des travaux publics, avait été nommé directeur des services techniques de la ville de Dinan un an avant la déclaration de guerre. Nous habitions  alors rue du Sergent Gombault, près des casernes.

 Je n’ai aucun souvenir avant ce jour de 1939 où les masques à gaz furent distribués. Il fallait les essayer. Le visage enfermé dans ce masque qui me faisait peur, j’avais l’impression très désagréable que je ne pouvais pas respirer. Sujet à de fréquentes crises d’asthme, mes parents… Continuer la lecture

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