Je me souviens…

Le 31 mars 2006, j’ai raconté, dans ce blog, l’inoubliable scène à laquelle nous avions assisté, en famille, le premier avril 1984, en regardant par la fenêtre de notre appartement qui donnait sur l’avenue Bosquet. Sous nos yeux, devant l’Ambassade de Roumanie, les passants, de plus en plus nombreux, s’arrêtaient, s’interrogeaient. J’avais filmé le déroulement des évènements : l’arrivée d’un car de police, de représentants de la brigade criminelle, des journalistes d’Europe n° 1, RTL, France info et des chaînes de télévision qui n’étaient pas autorisées à filmer.… Continuer la lecture

C’est en 1959, que, pour la première fois, mon regard s’est posé sur une borne blanche qui rappelle, assez discrètement, que sur la piste en herbes qui entourent les 48 courts de tennis du Racing Club de France, à la Croix Catelan, s’étaient déroulées les épreuves d’athlétisme des Jeux de la IIe olympiade du 14 mai au 28 octobre 1900, dans le cadre de l’Exposition universelle.

À ma grande honte, j’ignorais que Paris avait été, en 1900, le pays organisateur des JO. J’espère que cette borne existe toujours. Je ne… Continuer la lecture

La période qui s’étend de la fin du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale a été qualifiée, longtemps après, au début de la Deuxième Guerre mondiale, de « Belle Époque ». Elle a laissé, dans l’imaginaire collectif, le souvenir d’une parenthèse heureuse, faite d’insouciance et de joie de vivre, de fêtes et de progrès scientifiques et techniques. Cette nostalgie d’un monde disparu, est-elle justifiée ? En partie, mais en partie seulement. J’ai parlé, dans un récent article, du Magic City, ce parc d’attractions, avec sa… Continuer la lecture

Les plus anciens téléspectateurs se souviennent que les reportages, les compétitions sportives, les événements retransmis en direct, se terminaient par ces mots, « À vous Cognacq-Jay », prononcés par le journaliste qui rendait l’antenne à la Régie. Depuis le début des années cinquante, la Régie était installée dans deux immeubles du 7e arrondissement qui donnaient l’un sur la rue de l’Université et l’autre sur la rue Cognacq-Jay. Ces immeubles d’habitation avaient été construits sur des terrains qui avaient appartenu à Monsieur Ernest Cognacq et à sa femme, née… Continuer la lecture

Il faut être Emmanuel Macron pour jongler, comme il aime manifestement le faire, avec les oxymores, les palimpsestes et autres jeux de l’esprit. C’est ce qu’il vient de faire, avec talent, un certain goût du risque, une dose d’audace aussi, à l’occasion du 200e anniversaire de la mort de Napoléon, qu’il ne voulait pas enjamber.

Admiré, autant que haï, pour son génie et sa folie, Napoléon n’a laissé personne indifférent, pendant ces deux cents ans. Aujourd’hui, à gauche, l’homme n’est pas dans l’air du temps, c’est le moins que l’on… Continuer la lecture

Les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Moi aussi ! Enfant, j’avais de bonnes raisons de les comprendre. Le ciel n’était pas synonyme d’espérance, mais de menace. Au début des années cinquante, encore, je sursautais à chaque fois que j’entendais un avion. Le souvenir des avions allemands, puis anglais et américains était gravé dans ma mémoire, depuis ce jour du mois d’août 1943, où, à Dinan, une bombe était tombée sur le garage Rebourdais. Un avion de chasse anglais, poursuivi par un Messerschmitt, était passé… Continuer la lecture