Michel Desmoulin

Juriste de formation, il fait des études à la faculté de Droit de Toulouse, à l'Institut d'Urbanisme de Paris (ENAM) et à l'Institut des Hautes études de droit rural et d'économie agricole. Il entre en 1963 dans le groupe immobilier de la banque Paribas où il effectue toute sa carrière. Il travaille ainsi à la Compagnie de recherches immobilières (CORI) dont il est directeur commercial de 1963 à 1976, puis à Cogedim Vente, où il est directeur général. Il est ensuite PDG de Cogedim Méditerranée de 1976 à 1992 et Directeur général adjoint de Cogedim SA de 1992 à 1994. Il devient finalement directeur général et membre du directoire de la société. Auditeur de la 39e session de l'Institut des hautes études de la défense nationale en 1986-1987, il est président de l'Union des associations d'Auditeurs de l'IHEDN de 1997 à 2001. Il se spécialise dans les questions de défense dont il est devenu un expert et publie ses analyses dans son blog qu'il publie sur Internet depuis octobre 2005.

Il y a quelques jours – une éternité – je me hasardais, ce n’était pas encore dans l’air du temps, à comparer la pandémie à une situation de guerre prévue, d’ailleurs, par les plans de défense civile. Les guerres ont la particularité de révéler les caractères et l’esprit de défense des peuples.

La cover du Monde du 14 mars 2020

Il faut dire qu’en quelques heures la requalification en « pandémie » de l’épidémie de coronavirus annoncée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a provoqué un mouvement… Continuer la lecture

Les conséquences du réchauffement climatique sont évidentes, elles seront probablement dramatiques, mais elles sont à moyen et long terme. Elles ne troublent pas les marchés. Elles ne provoquent aucune panique. Les discours, les bonnes intentions, masquent souvent le déni ou le report à plus tard des décisions à prendre qui seraient coûteuses. Dans le même temps, l’infiniment petit, un invisible virus, susceptible de causer la mort avec une probabilité encore inconnue, provoque une épidémie de peur, une mobilisation générale, un risque de récession économique sévère, une panique boursière, une situation… Continuer la lecture

Je racontais hier ce souvenir d’actualité. Ce matin, sur Facebook, je trouve un post qui complète excellemment le souvenir que je conserve de cette histoire qui en rappelle d’autres. Je reproduis intégralement ce post de Yves Hamant que partage Joseph Krulic. Cette savoureuse et célèbre histoire encourage à lire l’ouvrage de Cécile Vaissié : « Le clan Mikhalkov ».

Alors, Dejean, on couche ?

Mon excellente collègue Cécile Vaissié poste aujourd’hui sur sa page un extrait de son dernier livre, passionnant, « Le clan Mikhalkov »,… Continuer la lecture

Le président de la République a prononcé, le vendredi 7 février, à l’Ecole militaire, devant les stagiaires de la 27ème promotion de l’Ecole de Guerre, le discours, sans doute le plus important de son quinquennat, sur la stratégie de défense et de dissuasion. Ce discours était très attendu dans une époque de profondes ruptures stratégiques.

 Adepte du « en même temps », le chef de l’Etat avait pesé chaque mot sachant que son discours serait analysé dans le monde entier.

7 février 2020- Ecole militaire – Discours… Continuer la lecture

 Le 11 mars Boris Johnson présentera son budget. Ce sera un premier rendez-vous important avec les Britanniques. Il peut faire comme Trump, dépenser sans limites, mais il faudra financer les investissements promis ; la livre n’est pas le dollar, nonobstant les taux d’intérêts faibles. Pratiquer une politique gaulliste « de gauche », n’est pas si simple. Il court le risque de diviser encore plus le Royaume-Uni entre un Singapour-sur-Tamise, à Londres et le Nord de l’Angleterre qui ne verra pas son sort s’améliorer suffisamment vite par rapport aux promesses… Continuer la lecture

Je ne sais pas si la fable du loup et du chien est connue dans le Royaume uni. Sa morale était contestée, notamment par Rousseau, dans l’Emile. Elle me vient naturellement à l’esprit aujourd’hui. Certes, l’Union européenne n’est pas un « dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde ».  Pauvre, le Royaume-Uni l’était en 1972. Le Premier ministre, Edward Heath, devait faire face à une forte inflation, au chômage et à des troubles en Irlande. J’ai raconté à plusieurs reprises les circonstances… Continuer la lecture