Michel Desmoulin

Juriste de formation, il fait des études à la faculté de Droit de Toulouse, à l'Institut d'Urbanisme de Paris (ENAM) et à l'Institut des Hautes études de droit rural et d'économie agricole. Il entre en 1963 dans le groupe immobilier de la banque Paribas où il effectue toute sa carrière. Il travaille ainsi à la Compagnie de recherches immobilières (CORI) dont il est directeur commercial de 1963 à 1976, puis à Cogedim Vente, où il est directeur général. Il est ensuite PDG de Cogedim Méditerranée de 1976 à 1992 et Directeur général adjoint de Cogedim SA de 1992 à 1994. Il devient finalement directeur général et membre du directoire de la société. Auditeur de la 39e session de l'Institut des hautes études de la défense nationale en 1986-1987, il est président de l'Union des associations d'Auditeurs de l'IHEDN de 1997 à 2001. Il se spécialise dans les questions de défense dont il est devenu un expert et publie ses analyses dans son blog qu'il publie sur Internet depuis octobre 2005.

L’ancien président de la République, décédé le 26 septembre dernier, avait, à de multiples reprises, exprimé son attachement à l’Institut des hautes études de défense nationale. Après l’ENA, promotion Vauban, dont il sortira 16e avant de rejoindre la Cour des comptes, Jacques Chirac avait choisi l’École d’application de l’arme blindée et cavalerie, pour accomplir son service militaire de 1956 à 1957. Sous-lieutenant, il a 24 ans quand il part pour l’Algérie, prendre le commandement d’une section. Affecté au 6e régiment de chasseurs d’Afrique, pendant quatorze mois passés dans le djebel,… Continuer la lecture

Le 13 septembre, l’amiral Prazuck, chef d’état-major de la Marine, a prononcé, aux Invalides, l’éloge funèbre de l’amiral Bernard Louzeau.

« L’Alliance navale » a publié cet éloge que je reproduis.

« Nous sommes rassemblés pour rendre un dernier hommage à l’amiral Bernard Louzeau, grand- croix de la Légion d’Honneur, premier commandant du Redoutable, chef d’état-major de la marine de janvier 1987 à novembre 1990. Notre pays doit beaucoup à l’amiral Louzeau.

Lorsque le Redoutable est mis à l’eau en 1967, sous le regard du général de Gaulle,… Continuer la lecture

Est-ce que la prochaine réunion du G7 qui se tiendra en 2020, aux Etats-Unis, en Floride, dans la propriété personnelle de Donald Trump, le club de golf de Doral, sera la dernière ? Est-ce que l’imprévisible président américain, qui n’a que mépris pour le multilatéralisme, dressera, ce jour-là, le constat de l’inutilité de ce Club et proposera à ses partenaires de dissoudre le « Groupe de la bibliothèque » (The Library Group), né, au printemps 1973, dans la bibliothèque de la Maison Blanche, à l’initiative du secrétaire… Continuer la lecture

Hubert Védrine considère que Biarritz est le meilleur G7 depuis des années. Tentons, comme lui, d’être optimiste et regardons le verre à moitié plein. Le chef de l’État est audacieux et courageux. C’est un fait. Au moment de son élection, lors des élections européennes et, ces jours derniers, à l’occasion de la réunion du G7 à Biarritz, les médias nationaux et internationaux ont unanimement souligné son habileté et son étonnante capacité à se mettre en scène. Emmanuel Macron est-il un prestidigitateur, un illusionniste ou simplement un fin diplomate ?… Continuer la lecture

Jusqu’à maintenant, les 27 sont unis et parlent d’une seule voix sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le 18 mars 1972, Georges Pompidou avait rendu visite à Edward Heath aux Chequers. Les deux hommes partageaient la même analyse de la situation internationale. Ils constataient que les Américains raisonnaient toujours en fonction de leurs seuls intérêts. En confidence, le chef d’État français avait révélé au Premier ministre britannique que Richard Nixon venait de lui écrire, au sujet du système monétaire international qui préoccupait le monde entier, cette phrase… Continuer la lecture

Les jours qui suivirent la Libération donnèrent lieu à une grande et bien normale agitation. Tous les Dinannais voulaient être photographiés avec un soldat américain. Souvent livré à moi-même, je passais mon temps dans la rue, au milieu des jeeps et des soldats qui offraient des cigarettes, du chocolat et du chewing-gum, pour ne rien manquer du spectacle nouveau que la ville offrait.

Mille cinq cents obus de 105 mm et de 155 mm étaient tombés sur la ville. 18 incendies avaient été difficilement maîtrisés. Le vent, qui soufflait du… Continuer la lecture