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Au nord de Paimpol, il n’y a pas que Bréhat. La commune de Ploubazlanec comprend également Loguivy de la Mer, Pors-Even et l’Arcouest. Dans le bourg, à côté de l’imposante église, se trouve le cimetière avec son émouvant « Mur des disparus en mer ». Ploubazlanec était la commune d’origine de nombreux pêcheurs qui partaient pour la Grande Pêche en Islande. Des plaques énumèrent par années le nombre de ceux qui ne revinrent pas et le nom des bateaux disparus au large de l’Islande.

Le Mur des disparus

A partir de 1859, les familles des « péris en mer » de Ploubazlanec prirent l’habitude d’apposer sur un mur du cimetière, des croix, des couronnes et des panneaux de bois appelés « Mémoires » parce qu’ils commençaient tous par la formule « à la mémoire de » ou « en mémoire de ». Ces familles venaient se recueillir devant ce mur. En 1939, la municipalité décida d’agrandir le cimetière et donc de détruire le « Mur des Disparus ». Les familles furent invitées à reprendre provisoirement les croix, les couronnes et les « Mémoires », le temps de reconstruire le mur. La guerre survint, le temps passa, il y avait d’autres priorités. En 1952,  la municipalité installa des plaques neuves de couleur noire dans un ordre chronologique des naufrages. Elle fit inscrire sur le modèle des précédentes les noms des goélettes naufragées et le nombre de marins disparus en mer. Les « Mémoires » furent remplacés par des répliques.

Sur le Mur des Disparus

Aujourd’hui, les seuls « Mémoires » authentiques des « Disparus en mer » se trouvent sous le porche de la chapelle de Perros-Hamon, considérée comme une des plus belles de Bretagne.

Nous avons dîné un soir à Loguivy-de-la-Mer. C’est un joli petit port de pêche à l’entrée du Trieux, réputé pour ses coquilles Saint-Jacques. A l’’Arcouest, à côté de l’hôtel où nous étions descendus, se trouve le port d’embarquement pour l’Île de Bréhat. En 1939, des journalistes de Paris Match baptisèrent cette pointe : « Sorbonne-Plage » ou encore « Fort-la-Science », en raison du nombre d’universitaires et chercheurs qui y séjournaient régulièrement. C’était notamment le cas de Pierre et Marie Curie, Frédéric et Irène Jolliot Curie, Paul Langevin, Jean et Francis Perrin ;

La baie de Launay

Charles Seignobos, le physiologiste Louis Lapicque. A la même époque, Eugène Schueller, fondateur de l’Oréal, père de Liliane Bettencourt, fit construire la « Maison de la Pointe », une très belle villa, entourée d’un grand parc protégée par des clôtures infranchissables, que l’on ne peut apercevoir que de la mer. La propriété, qui a beaucoup fait parler d’elle récemment, surplombe la baie de Launay. Avec sa piscine d’eau de mer chauffée, elle bénéficie d’une vue imprenable sur l’île de Bréhat.

 Avec de très bons amis, nous avons ensuite découvert la baie de Launay qui s’étend de la pointe de la Trinité à la pointe de l’Arcouest. Elle s’ouvre sur une plage de galets et de sable fin, face aux îlots de la baie de Paimpol et de l’archipel de Bréhat. Launay est un lieu de villégiature recherché. Au sud de la baie, la vue de la tour de Kerroc’h est magnifique. La tour de granit est surmontée de la statue de la Vierge et de Saint-Joseph avec l’Enfant Jésus. A l’époque de la pêche en Islande, les femmes se rendaient à la «Croix des Veuves», érigée au-dessus de la baie de Launay, à 60 mètres au-dessus de la mer, pour scruter l’horizon dans l’espoir de voir, à plus de dix milles par temps clair, les goëlettes de leur père, leur époux ou leur fils, partis depuis de longs mois sur les mers froides et lointaines.

 

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